Ici, à Coiba, nous ne pouvons pas avoir assez de rayons qui traînent avec nous sur nos plongées avec leurs mouvements si élégants qu’il semble souvent qu’ils volent dans l’eau. Dernièrement, nous avons été particulièrement chanceux et avons vu Mantas sur la plupart de nos plongées – parfois juste pour un bref moment mais le plus souvent ils traînent un peu ou apparaissent plusieurs fois tout au long d’une plongée avec chaque rencontre unique à sa manière.

Leur coloration notamment sur leur ventre est propre à chaque individu et permet de les identifier.

Le nom manta provient du mot espagnol et portugais « manta » qui signifie couverture ou manteau et ne se réfère pas à leur couleur comme on pourrait le penser, mais plutôt à la façon dont ils ont l’habitude d’être attrapés. On les trouve principalement dans les eaux tropicales et subtropicales, ce qui fait du parc national de Coiba un endroit idéal pour les découvrir.

Parfois, vous apercevrez un poisson apparemment attaché à la raie manta près de sa tête, attrapant une ride et recevant une protection supplémentaire de la part de son hôte géant. Ces poissons sont appelés remora ou sont communément appelés poissons suceurs car ils sucent littéralement leur hôte. Ils n’ont aucun impact négatif sur la raie, ce qui est une sorte de symbiose spéciale et excitante à observer en tant que plongeur et parfois on a observé que ces petits gars s’attachent même à un plongeur.

Les géants qui atteignent une portée de neuf mètres ne semblent pas seulement curieux et intelligents – leurs cerveaux sont dix fois plus gros que ceux des requins-baleines et des études menées en 2016 suggèrent qu’ils pourraient même se reconnaître dans un miroir, un signe de la conscience de soi qui est habituellement observée chez les dauphins et certaines espèces de singes. Donc, à bien des égards, ces petits génies aiment surpasser les autres membres de leur classe avec des compétences particulières dans la résolution de problèmes et la communication.

Certains de nos plongeurs ont vécu cette expérience lorsqu’une raie manta emmêlée dans du plastique s’est approchée d’eux. Alors que le groupe se préparait pour l’arrêt de la sécurité, la manta est apparue nageant vers le groupe qui semblait chercher de l’aide. Après un moment d’hésitation, il a ralenti la natation à la même vitesse que le groupe, comme s’il se rendait compte qu’il recevait de l’aide maintenant et que l’instructeur de plongée a coupé la ligne de plastique dans laquelle il était coincé. Le groupe a fait surface et a ensuite nagé en profitant de sa liberté une fois de plus.

Cette rencontre ajoute aux histoires qui sont sur les raies manta et les dauphins qui se sont retrouvés empêtrés à l’approche des plongeurs pour obtenir de l’aide. Il illustre de manière impressionnante à quel point ces créatures sont intelligentes et communicatives, mais rappelle une fois de plus combien il est important de garder nos océans propres et surtout d’éviter les sacs en plastique et en plastique.

Par Saskia, Photocredit: Katie et Kat

Sources: https://www.floridamuseum.ufl.edu/fish/discover/species-profiles/manta-birostris

https://oceana.org/blog/manta-ray-brainpower-blows-other-fish-out-water-10
https://divezone.net/manta-ray

Les ordures sont un gros problème ici à Santa Catalina. Malheureusement, ce n’est certainement pas une exception en Amérique centrale ou ailleurs. En marchant le long de la magnifique côte de Santa Catalina, vous ne pouvez pas vous empêcher de remarquer tous les vieux trucs mis au rebut jonchent le chemin. Naturellement comme notre maison nous voulons garder les plages ici belles, quelque chose que nous pouvons apprécier et être fiers de. Ici, à Panama Dive Center, nous organisons deux fois par mois des nettoyages de plages pour faire notre part pour nettoyer notre littoral. Cependant, il y a beaucoup plus de raisons importantes pour nos nettoyages de plages que de simples raisons esthétiques. La litière est une crise mondiale, mais pourquoi est-il si important d’empêcher sa propagation le long de nos côtes et de nos plages?

«On estime que 5 à 13 millions de tonnes de plastique pénètrent dans nos océans chaque année à partir de sources terrestres». Cela équivaut à vider chaque minute un camion à ordures en plastique dans un océan.

Les ordures ont un effet dévastateur sur les écosystèmes marins du monde entier. Environ 100 000 créatures marines sont tuées chaque année juste par l’enchevêtrement de plastique – et ce n’est qu’un chiffre pour ceux qui sont trouvés. L’ingestion est une autre affaire, plus de 70% des poissons de haute mer ont ingéré du plastique dans une étude récente. Nous savons que le plastique prend de nombreuses années à se dégrader – mais même quand cela se produit, il se transforme en microplastiques et en produits chimiques toxiques, qui continuent d’affecter la santé des animaux marins.

« Il y a plus de microplastiques dans l’océan que d’étoiles dans la Voie Lactée »

Cela nous affecte aussi ici sur terre. Pour les animaux qui se nourrissent de poisson (humains inclus!), Non seulement les populations déclinantes et les quasi-extinctions constituent une menace pour la sécurité alimentaire, mais nous ingérons également les mêmes produits chimiques toxiques et microplastiques que les poissons que nous mangeons! Des scientifiques de l’Université de Gand en Belgique ont estimé que les meilleurs mangeurs de crustacés en Europe consomment jusqu’à 11 000 morceaux de micro-plastique dans leurs fruits de mer chaque année.

« Les projections indiquent que d’ici 2050, la ration de poisson en plastique pourrait être de 1: 1 »

Que pouvons-nous faire pour mettre fin au cycle et aider à guérir nos océans? Chaque petite action compte. Il a été estimé que les Américains passent environ 100 milliards de sacs en plastique par an (environ 360 sacs par personne), donc il suffit d’apporter vos propres sacs au supermarché pour commencer. Organiser ou prendre part à des nettoyages de plage comme nous le faisons ici au Panama Dive Center est également un excellent moyen d’aider. Les petites actions s’additionnent! Plus le nombre de personnes désireuses de faire ce petit effort supplémentaire peut vraiment faire la différence.

Pour en savoir plus sur les déchets à Santa Catalina et nos efforts de nettoyage des plages, consultez le blog de l’un de nos récents participants: www.liveandletgo.org!

-Par Esme

Sources:

https://www.theguardian.com/business/2016/jan/19/more-plastic-than-fish-in-the-sea-by-2050-warns-ellen-macarthur

http://naturalsociety.com/un-urges-action-microplastics-ocean-outnumber-stars-1343/

http://www.beachapedia.org/Plastic_Pollution_Facts_and_Figures

With the beginning of the rainy season not only the summer in Panama but also one of the most beautiful seasons for diving in Coiba comes to an end: The whale shark season.

This year, from january until the end of march, we were very lucky to experience many incredible encounters with these enormous and breathtaking creatures, who join us in the waters of the national park every year in search for plankton.

What we do know about whalesharks is unfortunately very little compared to what we don’t know about them. They can reach up to 15 meters in length and can weigh more than 10 tons, which is why they are the biggest fish in the world. They are  gentle creatures, living in water temperatures between 20 and 25 °Celsius, moving slowly and most of the time in shallow waters, which is why they are sadly very often a target of boat propellers or fishing nets.

While the world of science has always thought they were big migrators, travelling miles and miles through our oceans to mate, feed and to give birth, a tracking system by Conservation International has shown that for example the whalesharks around Indonesia rather do periodical „short roadtrips“ in different directions before they return to homewaters. We might never know for sure, but as long as they keep visiting us here in Coiba and enlight our dives with their magnificent presence, we can live with that.

Here are just a few captured moments with whale sharks in the Coiba National Park:

 

 

This one we saw in Cativo on the surface, so close!

 

Our instructor Kim enjoying the view! What a magical moment! Thanks Liz for the beautiful photos

 

The biggest fish in the ocean…

 

…feeding on plankton

 

And here some of our videos:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Whale Shark- Panama Dive Center 06 Feb 18

Another amazing whale shark encounter yesterday captured by Camilo! We are keeping our fingers crossed and hoping for more sightings in the coming weeks. We are so lucky to share our dives with these beautiful and gentle creatures!

Posted by Panama Dive Center, Santa Catalina, Coiba on Wednesday, February 7, 2018

 

 

Whale Shark, Panama Dive Center

A rare and incredible treat yesterday in Coiba National Park… our divers enjoyed the presence of a stunning whale shark! Thanks to our intern Adele for captuing this video!

Posted by Panama Dive Center, Santa Catalina, Coiba on Friday, February 2, 2018

Les plongées avec PDC commencent toujours par un charmant trajet en bateau d’une heure pour atteindre le Parc National Coiba. La plupart des gens espèrent voir des dauphins à la surface puisqu’ils apportent une joie imprévue au trajet en bateau. Mais la quantité de plancton dans l’eau rend plus fréquent le fait de voir une autre magnifique créature sauter hors de l’eau: la raie Mobula (aussi appelée diable de mer). Elles peuvent sauter jusqu’à presque 2 mètres, tourner et soit atterrir à plat sur le ventre ou tout en douceur de la même façon qu’elles sont sorties de l’eau. Les scientifiques ne sont pas sûrs pourquoi ces raies performent ces incroyables acrobaties à la surface, mais des recherches suggèrent que ces sauts ont un rapport avec leur façon de communiquer, de fuire leurs prédateurs, de se débarrasser de leurs parasites et leurs parades nuptiales.

 

En plongeant à Coiba c’est assez commun de voir ces magnifiques Mobulas quasiment voler à travers l’océan. Ces remarquables nageurs et sauteurs bougent leurs nageoires de haut en bas pour se diriger dans l’eau. Parfois, il est possible dans voir une ou deux en train de faire un petit spectacle, mais si vous êtes vraiment chanceux, vous pouvez voir de grands bancs de plus de 100 Mobulas passer pendant que vous plongez ou pendant votre palier de décompression. Surtout quand elles se nourrissent, en mangeant du plancton et de petits poissons, les Mobulas se regroupent. C’est incroyable comme elles peuvent créer un sombre nuage en mouvement dans l’océan. Il est très rare de voir passer ces grands bancs de Mobulas en plongée, alors nous sommes très chanceux de les avoir comme visiteurs réguliers à Coiba.

 

La plupart des gens pensent que les Mobulas vivent juste sous la surface par temps chaud. Mais des découvertes récentes ont révélé que ces raies peuvent descendre à des vitesses de 22 km / heure (ce qui est beaucoup plus rapide que les requins et les baleines) jusqu’à des profondeurs de près de 2 km! Ces plongées profondes prennent entre 60 et 90 minutes et les amènent dans des eaux de seulement 4 degrés Celsius. Pour se préparer à leurs plongées profondes et glacées, ils jouent dans des eaux moins profondes où il fait chaud pour réchauffer leur réseau de vaisseaux sanguins dans le cerveau afin de s’assurer que leur cerveau reste actif pendant leur plongée profonde et glaciale. Cela en fait non seulement l’un des meilleurs acrobates, mais aussi certains des plongeurs les plus profonds et les plus rapides de l’océan.

-Par Cece

 

Sources:

http://www.bbc.com/news/science-environment-28087489

http://www2.padi.com/blog/2015/10/31/9-facts-about-devil-rays/

https://kids.nationalgeographic.com/animals/mobula-ray/#mobula-jump.jpg

 

Photos:

Christopher Swann, Sabina Schreck

Au sein du Parc National Coiba, nous avons parfois la chance d’observer l’incroyable pieuvre, une créature connue pour son intelligence et sa maitrise de l’art du camouflage. Si vous ne l’avez pas encore vu, cette célèbre vidéo provenant d’une conférence TED montre la capacité phénomenale des pieuvres à se fondre dans au milieu de son environnement:  https://www.youtube.com/watch?v=PmDTtkZlMwM. Les pieuvres sont parfois appelées les caméléons de la mer grâce à cette incroyable habileté. Il est bien connu que ces animaux peuvent changer de couleur en un clin d’oeil pour se fondre dans son environnement, créant une variété de motifs et des affichages ondulés. Non seulement ils peuvent changer la couleur et les motifs de leur peau mais ils peuvent aussi modifier la texture de leur peau pour mieux se confondre avec leur environnement. Une espèce de pieuvre peut même changer la forme de ses bras et sa façon de nager pour imiter d’autres espèces marines venimeuses, ou des espèces menaçant leur propres prédateurs. Donc, comment arrivent-ils à accomplir ces exploits physiologiques?

Couleur et motif de la peau

La peau de beaucoup de cephalopodes (pieuvres, calmars, et seiches) est recouverte par des milliers de cellules pigmentées spécialisées appelées chromaphores. Chaque chromatophore contient un sac ressemblant à un ballon rempli de pigments de différentes couleurs. En controlant la taille de ces cellules grâce à des contractions musculaires, les pieuvres sont capables de modifier la couleur de leur peau rapidement. C’est un peu comme si on appuyait sur un ballon rempli de teinture. La teinture serait poussée vers le haut et la surface du ballon s’étendrait, permettant à la couleur de la teinture d’apparaître plus vive. De la même façon, en utilisant la contraction de ses muscles une pieuvre peut étendre et contracter plusieurs chromatophores dans sa peau pour faire apparaître plusieurs couleurs différentes, créant ainsi les motifs désirées sur sa peau pour communiquer avec d’autres pieuvres ou pour se confondre avec son milieu.

Les pigments des chromatophores de pieuvre sont souvent rouges, jaunes, ou bruns, il arrive donc que les poulpes doivent correspondre à des couleurs dans leur environnement qu’ils ne peuvent produire avec des mélanges de ces couleurs de pigments. C’est dans ce cas que les iridophoroes, un autre type de cellules dans leur peau, entrent en scène. Les iridophores reflètent la lumière rouge ou bleue suivant l’angle des cellules. En controllant l’angle des iridophores et en combinant cet effet avec le bon motif de chromatophore, les pieuvres peuvent créer une copie phénoménale du sol marin ou des alentours où ils veulent se confondre.

Texture de la peau

Non seulement les pieuvres peuvent changer la couleur de leur peau, mais ils peuvent également modifier leur texture, leur permettant de se rendre plus ou moins lisse ou bosselé. Ils réalisent cet exploit en changeant la taille des projections de leur peau appelées papillae, en utilisant des muscles specialisés pour donner à leur peau une gamme de textures de lisse à bosselé ou recouvert de piquants. En faisant cela, non seulement une pieuvre se cachant au milieu de couraux peut en avoir la même couleur mais elle peut aussi se donner la même texture, éliminant complètement les lignes délimitant son corps ainsi que celles du corail. Elles peuvent ensuite relisser leur peau pour réduire les frottements quand elles nagent, leur permettant de s’enfuire rapidement des prédateurs.

Mimétisme

Il y a une espèce de poulpe, appelée de façon appropriée le poulpe mimétique (Thaumoctopus mimicus), qui non seulement change sa couleur et sa texture, mais change aussi la façon dont elle nage et bouge ses bras lorsqu’elle est menacée d’imiter d’autres organismes marins toxiques. prédateur ou se faire paraître moins appétissant. Il peut imiter 15 espèces différentes que nous connaissons! La pieuvre mimique a été observée en train de glisser sur le fond marin avec les bras tirés vers l’intérieur et tout son corps aplati comme une feuille pour imiter un poisson plat, ramper dans un terrier et laisser deux de ses bras sur le fond marin avec un motif noir et blanc pour ressembler à un serpent de mer, et écartant ses bras et se propulsant à travers l’eau pour imiter un poisson-lion. Les poulpes mimiques dans différentes régions ou habitats diffèrent dans les espèces qu’ils imitent le plus souvent en fonction des prédateurs qui se trouvent dans cette région. Par exemple, ceux qui vivent dans des zones où le poisson-lion est abondant prennent plus souvent la forme d’un poisson-lion. Ils choisissent également d’imiter différents animaux en fonction de l’organisme qui les menace – lorsqu’ils sont menacés par les demoiselles, ils sont observés imitant les serpents de mer, un prédateur commun de la demoiselle. Le fait que les espèces auxquelles elle ressemble soient toutes venimeuses ou toxiques, combinées avec les différences dans le comportement du poulpe mimique lorsqu’elles sont présentées avec des menaces différentes dans différentes régions, prouve qu’il s’agit d’un mimétisme délibéré d’autres espèces. Regardez cette vidéo pour voir les comportements mimétiques étonnants de cette pieuvre: https://www.youtube.com/watch?v=t-LTWFnGmeg!

-Par Daryll

Il y a un mois j’ai été certifiée PADI Open Water. C’était une expérience extraordinaire que jamais je n’aurais pensé vivre avant. En effet, avant de venir faire mon stage à Panama Dive Center j’ai toujours admiré les personnes qui faisaient de la plongée et qui ainsi avait l’opportunité de nager au milieu de la faune marine. Mais, comme je ne connaissais personne qui avait déjà plongé, c’était pour moi quelque chose de suréaliste, qu’on ne voyait qu’à la télé et que jamais je ne ferais. Ça ne m’était d’ailleurs jamais venu à l’idée d’essayer! Et puis un jour je suis tombée sur une annonce pour faire un stage à Panama Dive Center et je me suis dit, après tout, pourquoi pas moi? Alors j’ai postulé et à ma plus grande surprise j’ai été prise!

Bien entendu, j’ai eu quelques angoisses avant de commencer mon cours. Tout d’abord, mes grand-parents étant des descendants de familles de pêcheurs dans le Nord de la France, j’ai été élevée dans l’idée que l’océan peut être dangereux et qu’il faut toujours se méfier. En plus, étant plus jeune, j’ai toujours été angoissé par l’idée de me retrouver au milieu d’un espace aussi vaste que l’océan. Et enfin j’ai le mal de mer…

Pour le mal de mer, le problème a vite été résolu grâce à de la dramamine. Et pour le reste, j’ai décidé de ne pas y penser et une fois sous l’eau, toutes ces angoissent ont disparu! Et c’était une super expérience. Bien entendu, j’ai dû commencer par faire des exercices sous l’eau, comme retirer mon masque et le remmettre ce qui n’était pas le plus facile mais la sensation de pouvoir respirer et rester au fond de l’eau au milieu de toute la faune marine était exceptionnelle! Et je suis désormais devenue accro et c’est avec plaisir que je vais plonger toutes les semaines dans le magnifique Parc National de Coiba!
Merci à ma super instructice Sofie et tout le reste de l’équipe de Panama Dive Center pour avoir rendu tout ça possible!
En conclusion, je conseille à tout le monde d’essayer la plongée, même ceux qui comme moi qui n’y ont jamais vraiment pensé.

-Par Adèle

Un argument majeur pour la conservation d’espèces est l’importance de la biodiversité dans le développement de nouveaux traitements pour traiter les maladies humaines. Aujourd’hui, plus de 50% des médicaments sur le marché sont extraits de sources naturelles ou produits à partir de produits naturels. Ici dans le Parc National de Coiba, il a été décourvert qu’une minuscule cyanobactérie, aussi appelée algue bleue, produit un composé chimique qui a été prouvé être un agent anti-cancer potentiel puissant.
 
Les plantes marines, les microbes, et les animaux produisent une grande variété de composés pour se défendre contre les prédateurs ou les rivaux ou encore comme moyen de communication chimique. Beaucoup de ces composés possèdent un potentiel pharmaceutique, et quelques-uns sont aujourd’hui utilisés comme base pour des traitements anticancereux et antiviraux. Avec plus de 200 000 espèces d’invertébrés et d’algues découvertes seulement dans l’océan, l’environnement marin est une source d’une diversité chimique incroyable.
 
Dans notre Parc National de Coiba, une espèce de cyanobacteria panaméenne a été collectée et il a été découvert qu’elle produit un composé qui présenterait des propriétés anti-cancer potentielles. En 2008, Dr. Kerry Mc Phail de l’Université de l’Etat d’Orégon, alors qu’il était en train de plonger dans le Parc National de Coiba, a collecté des algues bleues, ou cyanobactéries, pour les étudier. Les scientifiques ont extrait du specimen d’origine un composé appelé coibamide A, et dans les criblages et la recherche ont trouvé qu’il a une capacité unique en tant que composé anti-cancer, qui fonctionne sur un mécanisme qui n’est pas encore présent dans les traitements contre le cancer existants.
 
Le succès de la coibamide A dans le ciblage et la destruction des cellules cancéreuses des glioblastomes, tumeurs cérébrales qui n’ont que très peu d’options de traitement, est encore plus excitant, car elles se développent rapidement et ne réagissent pas très bien aux médicaments chimiothérapeutiques. Elle apparait également comme pouvant détruire les cellules de triples tumeurs négatives du cancer du sein, un autre type de cancer encore difficile à traiter.
 
La coibamide A continue d’être étudiée en tant que des scientifiques pour mieux comprendre comment elle fonctionne, comment elle pourrait être produite synthétiquement, et si elle pourrait être développer comme un nouveau anti-cancer pharmaceutique.
 
Avec autant d’espèces de bactéries marines et d’autres organismes inconnus et à découvrir, la biodiversité de nos océans pourrait avoir le potentiel d’ouvrir les secrets pour traiter beaucoup de maladies qui sont les plus dévastatrices aujourd’hui.
-Daryll Carlson

Dans le parc National de Coiba, nous avons le plaisir d’observer plusieurs espèces de murène, un incroyable chasseur avec un corps flexible pour se déplacer entre les rochers et attendre dans des crevasses les proies passantes, un odorat affûté et pas seulement une mais deux paires de mâchoires. Alors que la plupart des poissons évitent ces brillants prédateurs, les mérous sont connus pour les chercher afin de coordonner une chasse ensemble et partager la prise.

Les mérous sont eux-mêmes des chasseurs experts, avec des pointes de vitesse qui font d’eux de formidables opposants. Cependant, à cause de leur large taille et leur forme volumineuse, ils ne sont pas capables d’attraper les proies cachées dans les petits espaces et les fentes. Donc quand leur proie n’est pas facile à atteindre, ils cherchent des murènes pour les faire sortir.

 

D’abord observé en 2006, ce partenariat a été étudié par de nombreux scientifiques autour du monde. Dans l’océan, des mérous ont été observés en train de se dandiner sous l’eau pour appeler des murènes et signaler leur désir de chasser en équipe. Occasionnellement, ils montrent même la proie cachée à la murène la plus proche en faisant le “poirier” sous l’eau, montrant la cachette du poisson avec leur tête tout en se dandinant. Ce comportement n’est observé qu’en présence d’une murène et s’arrête dès que celle-ci s’approche. Plus rarement, quand une murène ignore le signal, certains scientifiques ont même été témoins de mérous s’approchant d’une murène pour essayer de la pousser vers la proie visée.

 

Après avoir vu le signal, la murène répond en poursuivant le poisson pour le faire sortir de sa cachette afin qu’il se fasse capturer par les mâchoires rapides du mérous. Ils partagent ensuite le repas, appréciant la récompense de leur stratégie de chasse à deux.

 

Cette sorte de coopération est une des rares exemples de différentes espèces de poisson chassant en équipe sous l’eau, et il y a beaucoup d’autres manières avec lesquelles les organismes marins coopèrent pour leur intérêt mutuel.

– Daryll Carlson

En cette période d’ouragans dévastateurs comme Harvey et Irma, de feux de brousse qui se répandent dans le nord-ouest des États-Unis et un président de l’une des nations les plus puissantes du monde qui prétend encore que le changement climatique est un canular, il est plus important que jamais de sensibiliser la population le plus possible sur les événements climatiques et de se pencher sur les efforts que chaque individu peut fournir pour protéger notre écosystème unique et en danger. En tant que plongeur, quel que soit votre niveau, vous devriez agir en tant qu’ambassadeur et protecteur de nos océans.

Un faits importants à comprendre pour les plongeurs comme pour les non-plongeurs est que ce loisir n’interfère pas avec la nature à un niveau plus élevé que toutes autres activités pratiquées à l’extérieur, comme la randonnée, le ski ou l’alpinisme. La plongée aurait même un impact plus petit que les sports mentionnés ci-dessus – dès le début de votre initiation à la plongée, l’instructeur se doit de vous fournir des directives et des techniques sur la façon de préserver le monde marin et de quelle manière interagir avec ses habitants. Alors que cette sensibilisation n’est  pas obligatoire avant de commencer une première randonnée et la plupart des instructeurs de ski ou d’alpinisme ne fournissent pas nécessairement d’informations quant à la façon de protéger le terrain sur lequel ils pratiquent.

Désoxygénation de l’océan et blanchiment des coraux

La désoxygénation de l’océan est défini par la perte d’oxygène de l’océan. Alors que les études montrent qu’au cours du 20ème siècle, les niveaux d’oxygène ont continué de diminuer en raison du réchauffement de la surface, il existe une prédiction d’une perte supplémentaire de 3-6% des concentrations d’oxygène au 21ème siècle. Physiologiquement, l’eau chaude ne peut contenir autant d’oxygène que d’eau froide, de sorte que lorsque les surfaces des océans chauffent en raison du changement climatique, elles provoquent une perte directe d’oxygène. Mais liée avec l’élévation de la température de la surface on observe aussi un changement de densité de l’eau qui est maintenant plus chaude qu’auparavant. L’eau froide dans les profondeurs est beaucoup plus épaisse que l’eau chaude de la surface, ce qui rend plus compliqué le mélange des deux couches. En fin de compte, en plus de chauffer l’eau en surface, et donc de baisser sa contenance en oxygène, le réchauffement climatique réduit également l’absorption de la quantité d’oxygène par les couches de surface.

Le processus connu sous le nom de blanchiment des coraux est induit par l’augmentation des températures de l’eau. La collaboration entre les coraux et les algues est très spécifique : les coraux ont des exigences en lumière très élevées, qui émergent de la symbiose avec les algues, qui vivent dans les cellules du corail et leur fournissent également leurs couleurs vives. Les déchets métaboliques produits par le corail servent d’engrais pour les algues et, en retour, ils reçoivent une partie des produits de photosynthèse végétative. Beaucoup de sous-espèces de corail dépendent de cette alimentation principale étant donné que le plancton seul ne les nourrit pas suffisamment. Certaines conditions, comme les températures élevées de l’eau, peuvent provoquer des rejets de corail dans les algues, et donc une perte de leur couleur et entrainer la mort par la famine.

Diminution des requins et des baleines – et l’impact sur notre climat

It’s no secret that the numbers of big marine predators like sharks are constantly decreasing. But recent studies

Ce n’est plus un secret, le nombre de grands prédateurs marins comme les requins diminue constamment. Les études récentes de différentes organisations de conservation marine présentent une nouvelle conséquence de cette diminution. Le rétrécissement des poissons prédateurs par la pêche, l’affinage de la biomasse des petits poissons entraine un sur développement du zooplancton, ceci produit une augmentation générale du CO2  et décime une bonne quantité de phytoplancton dont le rôle est essentiel pour l’alimentation de ces poissons et l’apsorbtion du CO2. De plus, le phytoplancton, tel que démontré dans de multiples études, est actuellement responsable de 70% de l’oxygène terrestre.

Les baleines en se nourrissant à une profondeur allant jusqu’à plusieurs centaines de mètres et en déféquant au niveau de la mer, transportent des sources essentielles de fer et d’autres nutriments à travers des couches d’eau qui, sans cette activité, ne se mélangeraient pas et ainsi améliorent la croissance du phytoplancton. Le lien entre la diminution des populations de baleines et la désoxygénation de l’océan est donc évident.

En tant que plongeurs, nous devrions donc essayer d’afficher des comportements exemplaires lorsqu’ils sagit d’interagir avec l’environnement et les organismes vivants que se soit au-dessus ou sous la surface  de la mer. afin que ce loisir continué à avoir un impact minimum sur l’environnement. Des gestes simples comme l’installation de bouées afin d’éviter au maximum l’utilisation des ancres par le bateau qui peuvent endommager les fonds marins.

Pour ceux qui souhaitent faire un pas supplémentaire vous pouvez consulter les sites suivants:

https://www.atmosfair.de/en

https://www.carbontax.org/whats-a-carbon-tax/.

Alors que l’Amérique du Nord commence à évaluer les dégâts infligés par Irma sur son chemin à travers les îles des Caraïbes et la Floride continentale, j’espère et prie pour les vastes paysages sous-marins et ses habitants, qui ont dû supporter cette même tempête sans aucun genre de protection. Espérons que ces précieux sanctuaires marins ont réussi à maintenir un état qui leur permettra de se régénérer et ne souffrirons pas trop des dommages qu’ils ont et devront supporter.

-by Nina Berti Sep 2017

 

Sources

Keeling at al. 2010

IPCC 5th Assessment Report

https://www.nabu.de/natur-und-landschaft/meere/lebensraum-meer/02888.html

http://www.nationalgeographic.org/activity/save-the-plankton-breathe-freely/

https://www.sharks.org/blogs/science-blog/sharks-in-decline

https://theconversation.com/how-overfishing-and-shark-finning-could-increase-the-pace-of-climate-change-67664

Photos: The Ocean Agency

Quatre mois de travail acharné et beaucoup de plaisir arrivent à leur terme. Mon stage de divemaster au Panama Dive Center (PDC)prend finalement fin et je serai bientôt un divemaster certifié, un nouveau membre Pro! C’est vraiment génial. Oui, je l’ai fait! Quatre mois d’apprentissage, de natation, de plongée, de contact avec les clients, de remplissage de tanks, de préparation des bateaux, de réparation de matériel, d’exercices de développement de mes compétences pratiques et théorique et bien plus encore, tout cela au rythme de la chanson du mon divemaster: despacito, suavecito suave, pasito a pasito !

Je suis arrivé comme un plongeur avec un niveau Advance récemment certifié avec à peine 30 plongées et toujours pas complètement confiant sur la façon de mettre en place l’équipement et je reparts comme un divemaster avec 115 plongées et prêt à guider, aider pour les cours, réparer des équipements et bien plus encore.

Quatre mois d’apprentissage auprès de grands professionnels, j’ai pu les assister dans leur travail quotidien, et donc en faire partie. Joie, amusement, rires, mais aussi frustration et épuisement occasionnels. Toute ce qu’une personne peut demander pour une expérience vraiment inoubliable. Cela a été un processus long, passionnant, stimulant et très amusant qui n’a pu être possible que grâce à l’équipe merveilleuse avec laquel j’ai eu la chance de travailler.

J’ai beaucoup de reconnaissance pour Camilo et Sabina, les propriétaires de PDC pour m’avoir donné l’occasion de faire partie de leur équipe, de partager la passion de leur vie avec moi et d’avoir participé à me créer une expérience très personnelle. Camilo a été mon mentor pendant ce voyage de 4 mois à travers les merveilles de la plongée professionnelle. Beaucoup de ce que je sais maintenant sur la plongée, c’est lui qui me l’a appris. Il a fait preuve d’une patience sans fin, d’un optimisme et d’une bonne humeur sans faille et sa confiance en moi a toujours été immense, ce que j’ai vraiment apprécié. Si vous êtes au bon endroit avec les bonnes personnes, comme je l’ai été, aucun cours de divemaster de 3 semaines ne pourra égaler la qualité de cette expérience. Je n’ai pas eu qu’un, mais quatre professionnels pour m’apprendre. Je dois la réussite de ce cours non seulement au grand travail de Camilo, mon instructeur principal, mais aussi au travail de toute l’équipe d’instructeurs du PDC: Sabina, Kim et Sofie. J’ai eu la chance de regarder leur remarquable professionnalisme et d’en apprendre tous les jours plus pendant ces 4 mois, tant au centre de plongée que dans notre aire de jeux, le monde sous-marin. De plus, j’ai partagé cette expérience très enrichissante avec une autre formidable stagiaire divemaster, Anaïs et une équipe d’autres étudiants fantastiques – Lu, Katrin, Nina, Ari et Ani qui ont collectivement rendu cette expérience riche et inoubliable. J’ai appris quelque chose de chacune d’elles. Je me souviendrais de Sabina pour ses compétences en matière d’enseignement et d’organisation, Kim pour son travail rigoureux, méthodique et son humour, Sofie pour son enthousiasme et sa folie contagieuse, Anais pour tout son soutien et son attitude positive pendant tous nos exercices et le temps qu’on a passé ensemble; Ani pour sa créativité et son soutien et chacun d’entre elles pour leurs idées, opinions et méthodes de travail précieuses et uniques, et bien sûr pour tout les bons moments que nous avons partagé ensemble! Même si elle n’ai pas membre de PDC, je dois aussi mon succès à ma compagne et Alba, aussi instructrice de plongée PADI. Tout le monde n’est pas aussi chanceux que moi, d’avoir un instructeur à la maison pendant son entraînement! Elle est l’une des meilleurs instructrice que j’ai rencontrés et j’ai beaucoup appris d’elle, en plus de bénéficier de son soutien et de son amour continus.

Je me souviendrais de nos scénarios amusants pour le cours de premiers secours où quelqu’un devaitt, par exemple, être faussement victime d’une électrocution, de notre rôle d’assistant pendant les plongées, de l’exercice de sauvetage numéro 7 – qui a pris un certain temps pour que nous le réalisions à un niveau de démonstration, d’où le fameux : despacito, suave suavecito, pasito a pasito ! L’échange d’équipement, les discover local diving, le scenario de recherche et récupération, la plongée de nuit, guider des plongées … une liste de tâches, de tests, d’exercices qui nous ont mis au défi, épuisés et surtout nous ont fait rire et profiter. Je  parts avec un groupe d’ami qui perdurera à cette formation.

Coiba et ses merveilles vont me manquer. Les longue route en bateau sous un soleil brûlant ou sous une pluie apocalyptique, l’un ou l’autre étant tout aussi incroyable. Les plongées passionnantes sous de forts courants qui nous nous on permis d’admier la mer dans toute sa splendeur: les bancs de jacks, de snappers, de barracudas, les raies, et les requins en chasse… Mais aussi les plongées les plus reposantes et les merveilleux habitants des récifs: gigantesques morays, les poulpes, les poissons de grenouille, les hypocampes, les chirurgiens et tous les poissons colorés commeles perroquets, les angelfish et tous les différents types de pufferfish. Les rencontres inoubliables avec les paresseux requins pointes blancs, les élégantes tortues et les impressionnante baleines à bosse qui brisent la surface et nous ravissent avec leurs chants magiques.

Santa Catalina aussi va me manquer. La belle plage d’Estero, la tranquillité et l’air pur, le bruit des vagues la nuit et des oiseaux le matin, les «truck» plein de légumes et de fruits, les mangues et les avocats, toutes les noix de coco que nous choisissions sur la plage, les multiples dîners  partagé avec des amis, les surfeurs qui s’amuse dans les vagues … quatre mois vraiment incroyables!

C’est terminé et il ne reste plus qu’à souhaiter une expérience aussi incroyable pour tous les nouveaux arrivants au PDC. Profitez-en. Profitez-en pour vous plonger dans l’expérience. Merci à tous les membres du PDC pour un moment fantastique et inoubliable!