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Le changement climatique du point de vue des plongeurs

En cette période d’ouragans dévastateurs comme Harvey et Irma, de feux de brousse qui se répandent dans le nord-ouest des États-Unis et un président de l’une des nations les plus puissantes du monde qui prétend encore que le changement climatique est un canular, il est plus important que jamais de sensibiliser la population le plus possible sur les événements climatiques et de se pencher sur les efforts que chaque individu peut fournir pour protéger notre écosystème unique et en danger. En tant que plongeur, quel que soit votre niveau, vous devriez agir en tant qu’ambassadeur et protecteur de nos océans.

Un faits importants à comprendre pour les plongeurs comme pour les non-plongeurs est que ce loisir n’interfère pas avec la nature à un niveau plus élevé que toutes autres activités pratiquées à l’extérieur, comme la randonnée, le ski ou l’alpinisme. La plongée aurait même un impact plus petit que les sports mentionnés ci-dessus – dès le début de votre initiation à la plongée, l’instructeur se doit de vous fournir des directives et des techniques sur la façon de préserver le monde marin et de quelle manière interagir avec ses habitants. Alors que cette sensibilisation n’est  pas obligatoire avant de commencer une première randonnée et la plupart des instructeurs de ski ou d’alpinisme ne fournissent pas nécessairement d’informations quant à la façon de protéger le terrain sur lequel ils pratiquent.

Désoxygénation de l’océan et blanchiment des coraux

La désoxygénation de l’océan est défini par la perte d’oxygène de l’océan. Alors que les études montrent qu’au cours du 20ème siècle, les niveaux d’oxygène ont continué de diminuer en raison du réchauffement de la surface, il existe une prédiction d’une perte supplémentaire de 3-6% des concentrations d’oxygène au 21ème siècle. Physiologiquement, l’eau chaude ne peut contenir autant d’oxygène que d’eau froide, de sorte que lorsque les surfaces des océans chauffent en raison du changement climatique, elles provoquent une perte directe d’oxygène. Mais liée avec l’élévation de la température de la surface on observe aussi un changement de densité de l’eau qui est maintenant plus chaude qu’auparavant. L’eau froide dans les profondeurs est beaucoup plus épaisse que l’eau chaude de la surface, ce qui rend plus compliqué le mélange des deux couches. En fin de compte, en plus de chauffer l’eau en surface, et donc de baisser sa contenance en oxygène, le réchauffement climatique réduit également l’absorption de la quantité d’oxygène par les couches de surface.

Le processus connu sous le nom de blanchiment des coraux est induit par l’augmentation des températures de l’eau. La collaboration entre les coraux et les algues est très spécifique : les coraux ont des exigences en lumière très élevées, qui émergent de la symbiose avec les algues, qui vivent dans les cellules du corail et leur fournissent également leurs couleurs vives. Les déchets métaboliques produits par le corail servent d’engrais pour les algues et, en retour, ils reçoivent une partie des produits de photosynthèse végétative. Beaucoup de sous-espèces de corail dépendent de cette alimentation principale étant donné que le plancton seul ne les nourrit pas suffisamment. Certaines conditions, comme les températures élevées de l’eau, peuvent provoquer des rejets de corail dans les algues, et donc une perte de leur couleur et entrainer la mort par la famine.

Diminution des requins et des baleines – et l’impact sur notre climat

It’s no secret that the numbers of big marine predators like sharks are constantly decreasing. But recent studies

Ce n’est plus un secret, le nombre de grands prédateurs marins comme les requins diminue constamment. Les études récentes de différentes organisations de conservation marine présentent une nouvelle conséquence de cette diminution. Le rétrécissement des poissons prédateurs par la pêche, l’affinage de la biomasse des petits poissons entraine un sur développement du zooplancton, ceci produit une augmentation générale du CO2  et décime une bonne quantité de phytoplancton dont le rôle est essentiel pour l’alimentation de ces poissons et l’apsorbtion du CO2. De plus, le phytoplancton, tel que démontré dans de multiples études, est actuellement responsable de 70% de l’oxygène terrestre.

Les baleines en se nourrissant à une profondeur allant jusqu’à plusieurs centaines de mètres et en déféquant au niveau de la mer, transportent des sources essentielles de fer et d’autres nutriments à travers des couches d’eau qui, sans cette activité, ne se mélangeraient pas et ainsi améliorent la croissance du phytoplancton. Le lien entre la diminution des populations de baleines et la désoxygénation de l’océan est donc évident.

En tant que plongeurs, nous devrions donc essayer d’afficher des comportements exemplaires lorsqu’ils sagit d’interagir avec l’environnement et les organismes vivants que se soit au-dessus ou sous la surface  de la mer. afin que ce loisir continué à avoir un impact minimum sur l’environnement. Des gestes simples comme l’installation de bouées afin d’éviter au maximum l’utilisation des ancres par le bateau qui peuvent endommager les fonds marins.

Pour ceux qui souhaitent faire un pas supplémentaire vous pouvez consulter les sites suivants:

https://www.atmosfair.de/en

https://www.carbontax.org/whats-a-carbon-tax/.

Alors que l’Amérique du Nord commence à évaluer les dégâts infligés par Irma sur son chemin à travers les îles des Caraïbes et la Floride continentale, j’espère et prie pour les vastes paysages sous-marins et ses habitants, qui ont dû supporter cette même tempête sans aucun genre de protection. Espérons que ces précieux sanctuaires marins ont réussi à maintenir un état qui leur permettra de se régénérer et ne souffrirons pas trop des dommages qu’ils ont et devront supporter.

-by Nina Berti Sep 2017

 

Sources

Keeling at al. 2010

IPCC 5th Assessment Report

https://www.nabu.de/natur-und-landschaft/meere/lebensraum-meer/02888.html

http://www.nationalgeographic.org/activity/save-the-plankton-breathe-freely/

https://www.sharks.org/blogs/science-blog/sharks-in-decline

https://theconversation.com/how-overfishing-and-shark-finning-could-increase-the-pace-of-climate-change-67664

Photos: The Ocean Agency

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Ma formation de divemaster au PDC

Quatre mois de travail acharné et beaucoup de plaisir arrivent à leur terme. Mon stage de divemaster au Panama Dive Center (PDC)prend finalement fin et je serai bientôt un divemaster certifié, un nouveau membre Pro! C’est vraiment génial. Oui, je l’ai fait! Quatre mois d’apprentissage, de natation, de plongée, de contact avec les clients, de remplissage de tanks, de préparation des bateaux, de réparation de matériel, d’exercices de développement de mes compétences pratiques et théorique et bien plus encore, tout cela au rythme de la chanson du mon divemaster: despacito, suavecito suave, pasito a pasito !

Je suis arrivé comme un plongeur avec un niveau Advance récemment certifié avec à peine 30 plongées et toujours pas complètement confiant sur la façon de mettre en place l’équipement et je reparts comme un divemaster avec 115 plongées et prêt à guider, aider pour les cours, réparer des équipements et bien plus encore.

Quatre mois d’apprentissage auprès de grands professionnels, j’ai pu les assister dans leur travail quotidien, et donc en faire partie. Joie, amusement, rires, mais aussi frustration et épuisement occasionnels. Toute ce qu’une personne peut demander pour une expérience vraiment inoubliable. Cela a été un processus long, passionnant, stimulant et très amusant qui n’a pu être possible que grâce à l’équipe merveilleuse avec laquel j’ai eu la chance de travailler.

J’ai beaucoup de reconnaissance pour Camilo et Sabina, les propriétaires de PDC pour m’avoir donné l’occasion de faire partie de leur équipe, de partager la passion de leur vie avec moi et d’avoir participé à me créer une expérience très personnelle. Camilo a été mon mentor pendant ce voyage de 4 mois à travers les merveilles de la plongée professionnelle. Beaucoup de ce que je sais maintenant sur la plongée, c’est lui qui me l’a appris. Il a fait preuve d’une patience sans fin, d’un optimisme et d’une bonne humeur sans faille et sa confiance en moi a toujours été immense, ce que j’ai vraiment apprécié. Si vous êtes au bon endroit avec les bonnes personnes, comme je l’ai été, aucun cours de divemaster de 3 semaines ne pourra égaler la qualité de cette expérience. Je n’ai pas eu qu’un, mais quatre professionnels pour m’apprendre. Je dois la réussite de ce cours non seulement au grand travail de Camilo, mon instructeur principal, mais aussi au travail de toute l’équipe d’instructeurs du PDC: Sabina, Kim et Sofie. J’ai eu la chance de regarder leur remarquable professionnalisme et d’en apprendre tous les jours plus pendant ces 4 mois, tant au centre de plongée que dans notre aire de jeux, le monde sous-marin. De plus, j’ai partagé cette expérience très enrichissante avec une autre formidable stagiaire divemaster, Anaïs et une équipe d’autres étudiants fantastiques – Lu, Katrin, Nina, Ari et Ani qui ont collectivement rendu cette expérience riche et inoubliable. J’ai appris quelque chose de chacune d’elles. Je me souviendrais de Sabina pour ses compétences en matière d’enseignement et d’organisation, Kim pour son travail rigoureux, méthodique et son humour, Sofie pour son enthousiasme et sa folie contagieuse, Anais pour tout son soutien et son attitude positive pendant tous nos exercices et le temps qu’on a passé ensemble; Ani pour sa créativité et son soutien et chacun d’entre elles pour leurs idées, opinions et méthodes de travail précieuses et uniques, et bien sûr pour tout les bons moments que nous avons partagé ensemble! Même si elle n’ai pas membre de PDC, je dois aussi mon succès à ma compagne et Alba, aussi instructrice de plongée PADI. Tout le monde n’est pas aussi chanceux que moi, d’avoir un instructeur à la maison pendant son entraînement! Elle est l’une des meilleurs instructrice que j’ai rencontrés et j’ai beaucoup appris d’elle, en plus de bénéficier de son soutien et de son amour continus.

Je me souviendrais de nos scénarios amusants pour le cours de premiers secours où quelqu’un devaitt, par exemple, être faussement victime d’une électrocution, de notre rôle d’assistant pendant les plongées, de l’exercice de sauvetage numéro 7 – qui a pris un certain temps pour que nous le réalisions à un niveau de démonstration, d’où le fameux : despacito, suave suavecito, pasito a pasito ! L’échange d’équipement, les discover local diving, le scenario de recherche et récupération, la plongée de nuit, guider des plongées … une liste de tâches, de tests, d’exercices qui nous ont mis au défi, épuisés et surtout nous ont fait rire et profiter. Je  parts avec un groupe d’ami qui perdurera à cette formation.

Coiba et ses merveilles vont me manquer. Les longue route en bateau sous un soleil brûlant ou sous une pluie apocalyptique, l’un ou l’autre étant tout aussi incroyable. Les plongées passionnantes sous de forts courants qui nous nous on permis d’admier la mer dans toute sa splendeur: les bancs de jacks, de snappers, de barracudas, les raies, et les requins en chasse… Mais aussi les plongées les plus reposantes et les merveilleux habitants des récifs: gigantesques morays, les poulpes, les poissons de grenouille, les hypocampes, les chirurgiens et tous les poissons colorés commeles perroquets, les angelfish et tous les différents types de pufferfish. Les rencontres inoubliables avec les paresseux requins pointes blancs, les élégantes tortues et les impressionnante baleines à bosse qui brisent la surface et nous ravissent avec leurs chants magiques.

Santa Catalina aussi va me manquer. La belle plage d’Estero, la tranquillité et l’air pur, le bruit des vagues la nuit et des oiseaux le matin, les «truck» plein de légumes et de fruits, les mangues et les avocats, toutes les noix de coco que nous choisissions sur la plage, les multiples dîners  partagé avec des amis, les surfeurs qui s’amuse dans les vagues … quatre mois vraiment incroyables!

C’est terminé et il ne reste plus qu’à souhaiter une expérience aussi incroyable pour tous les nouveaux arrivants au PDC. Profitez-en. Profitez-en pour vous plonger dans l’expérience. Merci à tous les membres du PDC pour un moment fantastique et inoubliable!

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Visiteurs pendant la saison des pluies – partie 2

Les baleines à bosse sont facilement reconnaissables en raison de leur énorme taille, de leurs chants majestueux et de leurs acrobaties aériennes et époustouflantes, qui survolent l’eau malgré leurs corps volumineux et qui atterrissent avec de grosses éclaboussures. Une baleine à bosse adulte pèse plus de cinq fois le poids d’un éléphant adulte et mesure jusqu’à 20 mètres de long, soit la taille d’un gros bus. Les baleines possèdent une nageoire caudale massive appelée douve et une nageoires pectorales anormalement longues (1/3 de la longueur de leur corps!), Qu’ils utilisent pour naviguer dans les océans du monde. Le seul prédateur possible face à un tel animal serait une meute d’orques  affamés.

 

Les baleines à bosse ont une alimentation très diversifiée composée de krill, de plancton et de poissons comme le saumon, le hareng et le maquereau. Ce type de baleine n’a pas de dents, mais des fanons, qui filtrent l’eau la nourriture qu’elles aspirent. Comme elles n’ont pas de dents, elles doivent avaler entièrement leurs proies. La façon dont elles chassent est un vrai spectacle. Elles utilisent une technique connue sous le nom de piège à bulles : un groupe de baleines nagent autour de leur proie formant un cercle, elles soufflent des bulles autour de leur proie afin de diriger les poissons dans un périmètre plus retreint et  produisent des sons puissant afin d’effrayer les poissons et les orienter vers la surface de l’eau. Ensuite, les baleines frappent leurs nageoires contre l’eau pour étourdir les poissons et les immobiliser. Enfin, les baleines nagent vers la surface avec  la mâchoire ouverte et engloutissent les milliers de petits poissons d’une seule bouchée, et utilisent leurs fanons pour séparer l’eau des proies.

Les rorquals à bosse se nourrissent surtout pendant la saison estivale, accumulant des réserves de graisse qu’ils utiliseront pendant leur migration et la saison des amours. Ils font d’importante migrations annuelles vers leur lieu d’alimentation l’été, près des pôles tels que l’Alaska et l’Antarctique, où ils apprécient les eaux froides riches en éléments nutritifs, puis pour se réchauffer en hiver ils se déplacent près de l’équateur où ils s’accouplent et où à lieu la période de gestation. Cela signifie que les baleines à bosse que nous pouvons voir à Coiba ont parcouru des milliers de kilomètres depuis l’Antarctique, ce qui en fait la migration la plus importante de tous les mammifères! De plus, au cours de cette longue migration et de leur séjour à Coiba, elles jeûnent, se nourrissent à peine et vivent principalement sur les réserves de graisse acquises pendant la saison d’été! Le moment de leur visite à Coiba est la saison de reproduction, elles s’accouplent donc ici ou y donnent naissance. Les femelles ne donnent naissance qu’à un seul petit une fois tous les 2-3 ans. La période de gestation moyenne est de 11-12 mois. Cela signifie qu’une femelle baleine à bosse se reproduit une année à Coiba et retourne ensuite au pôle Sud pour la gestation. Une fois là-bas, elle se nourrie pendant quelques mois et migre ensuite sur des milliers de kilomètres pour venir mettre bas dans les eaux chaudes plus sûres de Coiba! La mère allaite le veau pendant environ un an, le petit boit jusqu’à 600 litre de lait maternel par jour ! Le veau grandit jusqu’à environ l’âge de 10 ans, il atteint à cette âge la pleine maturité adulte.

Le chant des baleines à bosse est agréable à écouter, il est unique et peut durer longtemps. Imaginez que vous êtes sous l’eau et tout d’un coup vous commencez à entendre un mélange très complexe et fort de gémissements, de grincements et de hurlements. Vous regardez autour d’essayer de trouver la source. Le son vous entoure, mais vous ne parvenez pas à savoir d’où il vient, et vous savez que cet orchestre est l’œuvre d’un de ces grands camarades qui est peut-être à quelques kilomètres de vous, car leurs chants magiques peuvent voyager sur de grandes distances à travers l’océan. Pouvez-vous l’imaginer? Croyez-moi, c’est une expérience vraiment inoubliable. Le plus étonnant est que les bosses à bosse n’ont pas de cordes vocales et sont incapables de respirer par la bouche, de sorte que tous ces sons sont produits par l’expulsion l’air par leur évent. Ces chants sont plein de mystère. Les scientifiques ne savent pas expliquer la complexité des chansons ni la capacité de la baleine à les produire, de plus nous ne sommes pas sûrs de leur fonction. Les chants de baleine sont chantés exclusivement par des mâles qui en général, chantent une variation de la même chanson. Il se pourrait que le chant soit un mécanisme d’accouplement utilisé par les mâles pour montrer leurs capacités vocales et attirer les femelles. Si cela est correct et que vous avez la chance d’entendre une chanson de baleine, rappelez-vous que vous écoutez l’un des rituels d’accouplement les plus complexes du règne animal. Cependant, rares sont les fois où les femmelles ont été observée approchant les mâles pendant leurs chants et les baleines à bosse ne chantent pas exclusivement pendant la saison des amours. Par conséquent, certains scientifiques croient qu’il doit y avoir un autre but derrière leurs chansons. Peut-être que les chansons agissent synchroniser la migration et  guider les groupes de baleines. Nous n’avons pas de réponse.

À un moment donné, ces créatures étonnantes ont été considérées comme très menacées en raison de la chasse excessive et de la chasse commerciale à la baleine. Depuis, elles ont fait un retour en force grâce aux lois lois sur la protection de l’espèce et à une prise de conscience générale du grand public quant à de la vulnérabilité de l’environnement. La plupart des populations aujourd’hui ne sont plus considérées comme une préoccupation du point de vue de la conservation. Cependant, elles sont toujours confrontées à un certain nombre de menaces de la part de l’homme telles que se retrouver piégées dans les engins de pêche, le harcèlement par les observateurs de baleines, les collisions avec les bateaux, la surpêche qui compromet leurs aires d’alimentation et la pollution de l’eau. Il arrive régulièrement que les baleines se coincent dans les engins de pêche et autres débris marins pendant leurs longues migrations. Les chenaux de navigation et les aménagements côtiers peuvent déplacer les baleines, les décourageant de se reproduire dans une zone qu’elles utiliseraient normalement. La population qui émigre en Amérique centrale fait partie des populations toujours à risque. Pas de découragement, beaucoup de moyens sont déployés pour tenter d’améliorer leur situation. Je vous demande seulement, si vous voulez voir les baleines, assurez-vous de chercher des opérateurs responsables qui suivent les directives adéquates, pour que le plaisir de les observer ai le moins d’impacts négatifs possibles pour elles.

– Rodrigo Villarino

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Visiteurs pendant la saison des pluies – partie 1

Cette période de l’année est particulière à Santa Catalina. Nous avons des invités spéciaux qui, comme tous les ans, visitent Coiba pendant les mois de juillet à septembre et nous enchante par leur beauté et leur présence majestueuse. Ces amis avec lesquels nous partageons les merveilles de Coiba pendant quelques mois, sont les baleines à bosse.

Coiba offre donc pendant ces mois la possibilité de voir ces créatures étonnantes. Beaucoup de personnes viennent dans notre centre de plongée et nous demandent de confirmer la possibilité de les voir sous l’eau ou au moins en surface pendant nos trajets en bateau.  Au Panama Dive Center nous partageons cet  enthousiasme et l’excitation à l’idée de croiser les baleines à bosse. C’est l’effet que ces majestueux animaux ont sur la plupart d’entre nous. Leur magnificence, leur puissance ainsi que tous les mystères autours de ces créatures inspirent notre imagination et nos fantasmes! Quand je vois l’enthousiasme de nos clients a l’idée de ces rencontres, leurs sourires, exclamations et expressions d’admiration lorsqu’elles se produisent réellement, je me dis: « C’est pour cela que je vis ». Quand je vois leur bonheur face à ce rêve qui devient réalité, ce rêve qui les rapproche de la nature, je me sens réellement accompli.

Bien que les observer sous l’eau reste un événement extrêmement rare, les voir en surface à toute heure de la journée se produit très régulièrement pendant ces mois. La pl un d’entre nous voit un jet d’eau sortir de l’océan. D’autres fois, nous apercevons un groupe de baleines nager à la surface ou encore, nous avons la chance d’assister à la pleine puissance de ces merveilleuses créatures dans l’un de leurs sauts spectaculaires hors de l’eau! Dans tous les cas, la réaction qui suit est toujours la même un très fort « baleines !!!!! » hurler par le premier à les apercevoir, puis tout le monde se lève, trop excité pour rester calme et assis. Si les baleines sont effectivement  visibles, tout le monde s’exclame de joie et d’excitation. Si les baleines disparaissent, alors tout le monde reste silencieux et toujours, pleinement vigilant en scrutant la surface, en attendant l’apparition suivante.

Je ne fais pas encore partie des plus chanceux et je n’ai pas eu l’occasion de les voir sous l’eau, mais une de nos instructrices, les a récemment vus pendant la plongée, elle m’a décrit son ressenti f ace à cette expérience ce qui m’a donné un aperçu de l’intensité de cette rencontre, l’excitation était lisible dans son regard. Elle a partagé avec nous son respect et son amour pour ces animaux. J’ai essayé de m’imaginer à sa place et à quel point cette rencontre a dû être incroyable. Elle les a décrit comme quelque chose venant d’un autre monde, je pouvais m’imaginer son regard face à la taille de leurs nageoires, leur élégance, leur mysticisme, leur pouvoir. Ils sont vraiment d’un autre monde.

Bon, qu’est-ce que vous attendez? Venez à Santa Catalina et visitez Coiba, où vous pourrez avoir la chance de profiter de la beauté et du mystère de ces beaux animaux. Dans le même temps, si vous voulez en savoir plus sur les baleines à bosse, visitez notre blog la semaine prochaine pour un autre article plein d’informations intéressantes, de photos et de vidéos sur ces créatures mystérieuses!

Partageons la magie de l’océan! Nous vous attendons!

-By Rodrigo Villarino

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Santa Catalina, Panama: Un petit  »je ne sais quoi » de paradis

Si vous m’aviez demandé il y a 5 ans ce que je savais du Panama, je vous aurais répondu la même chose qu’il y a 2 mois : les panaméens parlent espagnol (ou au moins quelque chose qui y ressemble), il y fait sûrment très chaud et j’adorerais visiter ce pays un jour. Il y a deux mois j’aurais aussi bien pu partir voyager en Antarctique que venir vivre à Santa Catalina, mais me voici, en pleine installation dans cet idyllique petit village de pêcheurs du sud-ouest du Panama.

Je suis une expatriée allemande, je parle courament anglais, mais avant de décider de faire part du Panama Dive Center à Santa Catalina mes connaissances en espagnol se résumaient à ‘‘vamos a la playa’’,  »tequila » et le refrain de ‘‘La Cucaracha’’. Grace à l’aide de mes adorables collègues et de ma bonne amie Rosetta Stone (note de l’éditeur : application pour l’enseignement des langues, testée pour le français, l’espagnol et l’allemand par Panama dive center). Mon objectif est d’être capable de mener une conversation basique en espagnol avant de quitter le Panama en Novembre. Jusqu’à aujourd’hui les phrases que j’utilise le plus sont : ‘‘Disculpe, hablo solo un poquito español’’, ‘‘¿Cómo se dice … en español?’’ et ‘‘una Balboa, por favor’’. Mais pour encourager tous ceux qui sont dans la même situation que moi : ne laissez pas la barrière de la langue vous retenir de partir à l’aventure en Amérique Latine. Chaque jour j’ai l’impression d’apprendre deux fois plus que la veille, et ce progrès constant est la meilleure récompense dans l’apprentissage d’une langue.

Quand je pense à l’Amérique Latine je ne peux m’empêcher d’associer chaque pays à ses spécialités culinaires. Au nord le Mexique avec ses tacos épicés and ses enchiladas, le Gallo Pinto du Nicaragua ou le célèbre Argentinian Asado (Barbecue). Mais quel est le plat typique du Panama? En effet, il ne me semble pas avoir déjà entendu parler d’une spécialité Panaméenne. Il ne m’a pas pris longtemps pour trouver une réponse à cette question : sur les côtes Pacifique et Caraibe le régime alimentaire est composé de fruits de mer ou de poissons péchés du jour, fruits tropicaux et légume à foison.

Les panaméens ont une habitude culinaire commune aux Etats Unis : frire absolument tout ce qui est comestibles. Mais qui suis-je pour me plaindre alors que cette habitude nous permet de profiter des “patacones“, ces délicieux morceaux de bananes plantains frits. Cette recette fait déjà partie de mon carnet de cuisine composé seulement de deux autres plats rencontrés lors de mes voyages (je ne suis pas une très grande cuisinière).

Le point le plus positif mais aussi le plus surprenant de la cuisine panaméenne est la variété d’options. Que vous soyez un grand mangeur de viande, végétarien ou même vegan il est très facile de maintenir tout type de régime alimentaire ici. Je me considère parmi la fraction vegetériénne (enfin la pluspart du temps) et ici je débute ma journée avec une noix de coco trouvée sur la plage ( si vous avez des difficultés pour les ouvrir notre Divemaster trainee Rodrigo vous sera d’une grande aide et pourra vous enseigner ce type de compétence de survie), ensuite j’avale une quantité absolument déraisonnable de morceaux de melon, quelques bananes et morceaux d’ananas, tout ça trouvé dans notre food truck local. Dans l’aprés midi, quelue mangostines fraiches, et un jue de fruit encore plus frais. Manger aussi saint a rarement été aussi simple pour moi!

Ce que j’aime le plus en ce qui concerne les restaurants de Santa Catalina et encore une fois leur variété. Vous trouverez tout ce dont vous aurez envie, il vous faudra choisir entre l’exellente piezzria (Jammin Hostal y Pizzeria), le restaurant argentin (Los Pibes)  et tous les autres restaurants qui proposent du plat le plus local, le poisson fri, au plus exotique, sushi.

En rapport avec la section  »nourriture“, la moyenne des prix qui n’est pas aussi basse que ce que je pensais. Il faut compter 13$ pour un repas pour une personne avec une boisson.  La situation de Santa Catalina rend l’approvisionnement difficile ainsi une brosse à dents, par exemple, atteint le prix de 3$, les cosmétiques sont bien plus chères que dans les autres pays d’Amérique latine et que dans les autres régions du Panama. Si vous vous laissez tenter par des mets “exeptionnels“ tel du fromage il vous faudra compter 5$ pour les plus petits morceaux, et 2$ pour un litre de lait. Il vous sera possible de trouver des endroits où passer la nuit à petit prix, comptez 15$ pour une nuit en dortoir (Hostel Villa Vento Surf) et 20$ pour une chambre privée (Cabañas Las Palmeras) cependant, il est aussi possible de trouver des chambres bien plus hautes gammes allant jusqu’à 80$ la nuit (Hotel Santa Catalina). Comme touriste je pense qu’il faut prévoir un budget minimum de 30$ par jour, sans compter les sorties comme la plonger, le snorkeling ou l’observation des baleines et dauphins. Une planche de surf peut être louée pour 10$ la journée. La fameuse bière locale est la “Balboa“ (meme nom que la monnaie locale, dont la valeur est égale au dollar) est généralement vendue entre 1$ et 2$ la bouteille.

Alors, comment est la vie dans un petit village de pêcheurs où on partage le quotidien entre les locaux et les touristes de passage?  Pour moi, c’est le paradis, malgré quelques petits desagrément auquels je ne mettait pas préparé. L’humidité par exemple, qui empeche vos vêtements, draps et serviettes de sécher (tout en considérant qu’il ne pleuve pas. Ai-je mentionné que la saison des pluies qui s’étend d’avril à novembre nous laisse profiter chaque jour d’averses plus ou moins importantes), les moustiques et les fourmis qui vous empêche de délaisser votre assiette même pour quelques secondes. De plus, j’ai perdu ici toute notion du temps (merci à mon travail au Panama Dive center qui m’oblige à garder un certain rythme).

Mais tous ces petits inconveignants n’altèrent pas ma gratitude d’être ici et mon amour pour cet endroit si spécial! Pour les longues soirées entre amis avec une bouteille de vin à admirer le couché du soleil, les premières fois à tenter de prendre les vagues d’Estero beach où s’entrainent les légendes locales du surf internationnalement connus, l’infinie richesse de la flore et de la faune ou  »l’autre monde“ à couper le souffle qui se cache juste en face sous la surface du parc national de Coiba.

Avec ces quelque 400 habitants Santa Catalina est un village où si vous décidez de rester pour plus longtemps vous deviendrez rapidement accro au mode de vie. Chaque jour une nouvelle personne remplit la mission de rythmer votre journée au son de musiques locales, de midi jusqu’à bien après le couché du soleil. Jour après jour, vous reconnaissez de plus en plus de personnes, jusqu’à ce que tous les visages vous deviennent familiers et facent partie de votre routine. La pluspart d’entre eux seront ravis de vous intégrer à la communauté et de vous enseigner quels sont les meilleurs food truck et les moins chères.

Comme je l’ai mentionné plus tôt Santa Catalina est un paradis potentiel. Le sera-t-il aussi pour vous ? Peu importe vos principes et valeurs, Santa Catalina offre un grand éventail de possibilités et d’activités dans les quelle vous pourrez certainement vous épanouir. Pourquoi ne pas vous laisser tenter ?

– Nina Berti

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Pufferfish

Si vous avez eu la chance de plonger dans le parc national de Coiba au Panamá, vous avez sûrement eu l’occasion d’admirer la variété de poisson-globe présent sur le site. En effet, ces petits poissons intrigants parcourent la réserve en nombre nous éblouissant par leur variété de couleurs. Cependant, nous en savons bien peu sur cette espèce, sur ses particularités et ses habitudes. Cet article a donc pour but de répondre aux questions que l’on pourrait se poser sur le poisson-globe afin de le connaître un peu mieux.

Pour commencer leur vraie appellation ?

Au-delà de poisson-ballon, poisson-globe, puffer fish, leur réelle appellation est Tetraodontidae, en effet, bien moins simple à prononcer. La signification de ce terme barbare est pourtant aussi simple que quatre dents en grec.

A quoi ressemblent-ils ?

Étant donné qu’il existe 121 espèces de puffer fish il est possible de rencontrer des individus de tout type. Leur point commun est la forme de leur corps, allongé et globulaire. Les tetraodontidaes possèdent tous cinq nageoires, deux pectorales, une dorsale, une abdominal et  une anale. Leur peau est dure, lisse et sans écaille. Au niveau des couleurs certains portent des couleurs vives qui annoncent leur danger et leur toxicité tandis que d’autres ont des couleurs plus discrètes leur permettant de se fondre dans leur milieu. De plus, de nombreux individus ont la capacité de changer de couleur pour s’adapter aux changements de l’environnement. Ces changements peuvent être discrets, variations de teintes, de contrastes, ou très surprenant, changement total de couleur de jaune citron à noir tacheté de blanc. Au niveau de la taille, là aussi tout est permis, il est possible de rencontrer certaines espèces de poissons-ballons de 2.5 cm de longueur tandis que d’autres atteignent au maximum environ 100 cm de longueur.

De quoi se nourrissent-ils ?

Le régime alimentaire des poissons-globes est principalement composé d’invertébrés et d’algues. Ils possèdent quatre dents, deux centrées sur la mâchoire supérieure et deux en face sur la mâchoire inférieure. Cette dentition a l’apparence d’un bec et permet aux plus grands spécimens de rompre les crustacés qui leurs servent aussi de nourriture.

Pourquoi gonflent-ils ?

Les puffer fish sont très lent et il leur est donc très difficile de fuir leurs prédateurs à temps. Ainsi, gonfler leur permet d’effrayer leurs assaillants. Le poisson-ballon peut en effet atteindre jusqu’à trois fois sa taille initiale, impressionnant ! Pour atteindre une telle transformation le poisson-globe utilise l’impressionnante élasticité de son estomac et  ingère rapidement une grande quantité d’eau ou d’air si nécessaire. Il ressemble ensuite à une sorte de balle, la plus part du temps recouverte d’épines, ce qui dissuade la plupart des prédateurs.

Quels sont leurs autres moyens de défense ?

Malgré leur lenteur les poissons-globes ont une très bonne vue, ils sont capables d’orienter leurs yeux indépendamment. Ils ont aussi une très bonne capacité à manœuvrer. Ces deux atouts leur permettent de repérer toutes menaces à temps pour se cacher ou gonfler.

En plus de se gonfler certains  tetraodontidaes sont recouverts d’épines qui apparaissent à l’inflation et qui les rendent non préhensible. De plus, la quasi-totalité des puffer fish produise de la tétrodotoxine, une substance très toxique présente dans leurs organes internes et leur peau. Il semblerait qu’ils créaient cette toxine en synthétisant les bactéries présentes dans leur nourriture. Ainsi, si le prédateur parvient à attraper le poisson avant qu’il ne se gonfle, il risque de le regretter. En effet, cette substance 1200 fois plus dangereuse que le cyanure est létale pour quasiment tous les prédateurs. La dose de cette toxine présente dans un seul poisson-globe peut tuer jusqu’à 30 humains adultes, et il n’existe pas encore de remède connu. Donc sous leur air inoffensif les tetraodontidaes cachent un réel potentiel meurtrier, qui les classerait même comme le second animal le plus toxique au monde après la grenouille dorée empoisonnée.

Comment se reproduisent-ils ?

Dans la plupart des cas en eau salée, le mâle entraîne la femelle vers la surface où elle libère entre trois et sept œufs qu’il féconde par la suite. Les œufs restent à la surface et éclosent après environs quatre à sept jours. Cependant, une espèce de poisson-globe démarque, le puffer courtship. Ceux – ci créent des nids qui sont de réel chef-d’œuvre architecturel afin d’attirer les femelles. (https://www.youtube.com/watch?v=FV1C_HvP8P0)

En eau douce la tâche est plus compliquée pour les mâles, qui doivent se différencier des autres pour être choisi par la femelle. Celle-ci l’entraîne ensuite dans un endroit protégé afin de libérer ses œufs qu’il fécondera. En captivité on a pu observer que le mâle protégeait les œufs jusqu’à éclosion.

Un plat ?

Leur toxicité rend les poissons-globes très compliqués à manger. Effectivement, seule une préparation très précautionneuse les rendent propres à la consommation. Malgré ce danger le tetraodontidae est devenu un met d’exception au Japon, sous le nom de FUGU. Malgré qu’il ne puisse être préparé que par des chefs diplômés, chaque année plusieurs personnes sont hospitalisées et meurent intoxiquées par le fugu. Sa consommation reste interdite à l’empereur. Ce danger ne fait pas peur aux japonnais et ce met atteint des sommes exorbitantes : un plat à base de fugu coûte entre 20$ et 50$, le poisson entier est vendu entre 100$ et 200$. Dans d’autres régions du Japon certains éleveurs de puffer fish les ont rendus non-toxiques en surveillant leur régime alimentaire et les rendre ainsi simples à consommer.

Une population en danger ?

Bien que dans la réserve de Coiba on puisse croiser les poissons-globes en nombre, cela n’est pas le cas partout dans le monde. En effet, certaines espèces commencent à être menacées par la pollution, la pêche et la destruction des récifs. C’est le cas notamment du puffer chinois dont la population a décliné de 99% en 40 ans, ainsi que du Canthigaster cyanetron, du red ligne puffer fish et du dwarf puffer récemment classées comme espèces vulnérables d’extinction.

– Anaïs Yvinou

 

Webographie

http://www.nationalgeographic.com/animals/fish/group/puffer fish/

https://en.wikipedia.org/wiki/Tetraodontidae

http://vieoceane.free.fr/poissons/familles/Tetraodontidae/fiche1.html

http://ipfactly.com/puffer fish/

https://www.aquaportail.com/taxonomie-famille-177-tetraodontidae.html

https://a-z-animals.com › A-Z Animals › Animals › Puffer Fish

https://diverswhowanttolearnmore.wordpress.com/2014/11/16/tetraodontidae-puffer fish-vs-porcupinefish/

eol.org/pages/5056/overview

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Parc national de Coiba: un site de l’UNESCO en danger?

@inspiredbymaps view of the ranger´s station from the top

Les sites classés au patrimoine mondial sont des lieux avec des caractéristiques spécifiques qui permettent de les distinguer des autres sites. Ils sont considérés uniques et ont une «valeur universelle exceptionnelle» (VUE) qui reflète la richesse et la diversité du patrimoine culturel et naturel de la Terre. En raison de cette valeur exceptionnelle, les sites du patrimoine mondial appartiennent à tous les peuples du monde, quel que soit le territoire sur lequel ils se trouvent. Leur protection profite donc à chacun d’entre nous et, par conséquent, il est du devoir de la communauté internationale dans son ensemble de coopérer à leur préservation.

Le parc national de Coiba et sa zone spéciale de protection marine (SZMP) ont été inclus dans la liste des sites du patrimoine mondial de l’Unesco en 2005. C’est une région d’une beauté à couper le souffle qui agite le cœur de ses visiteurs. Mais en dehors de sa beauté, qu’est-ce qui rend Coiba spécial? Quelle est sa valeur universelle exceptionnelle?

Pour être inscrit sur la liste du patrimoine mondial, un site doit répondre à au moins 1 des 10 critères de sélection. Coiba répond aux critères de l’Unesco IX (être des exemples éminemment représentatifs de processus écologiques et biologiques en cours dans l’évolution et le développement des écosystèmes et communautés de plantes et d’animaux terrestres, aquatiques, côtiers et marins) et X (contenir les habitats naturels les plus représentatifs et les plus importants pour la conservation in situ de la diversité biologique, y compris ceux où survivent des espèces menacées ayant une valeur universelle exceptionnelle du point de vue de la science ou de la conservation).

En termes simples, Coiba détient une phone et une flore qui sont essentielles au bien-être de notre planète. Coiba est extrêmement riche dans sa biodiversité, avec beaucoup d’espèces végétales et animales introuvables ailleurs dans le monde. Dans de nombreux cas, ces espèces jouent un rôle clé dans les processus responsables du maintien de la santé de nos océans, et ce maintien est essenciel. C’est pourquoi Coiba est un site du patrimoine mondial et pourquoi il doit être protégé.

Les États qui adhèrent à la Convention du patrimoine mondial, possèdent des sites sur la liste sur leur territoire national et ont pour responsabilité de protéger ces valeurs du patrimoine mondial. Les avantages de rejoindre la liste sont multiples. Premièrement, il permet de sensibiliser la population à la préservation du patrimoine. Il donne accès au fonds du patrimoine mondial. Les sites élus bénéficient également de l’élaboration et de la mise en œuvre d’un plan de gestion complet et d’experts qui proposent une formation technique aux équipes de gestion locale du site.

Le Comité du patrimoine mondial est composé de représentants de 21 États qui font parties de la Convention, élus pour un mandat de six ans maximum. Ils se réunissent une fois par an et sont responsable de la mise en œuvre de la Convention du patrimoine mondial. Ils allouent l’aide financière du Fonds du patrimoine mondial et ont le dernier mot quant à savoir si un site peut être inscrit sur la Liste du patrimoine mondial. Ils examinent également les rapports sur l’état de conservation des sites inscrits et décide de l’inscription ou du retrait des sites sur la Liste des patrimoines mondiaux en péril.

Le Comité du patrimoine mondial peut inscrire sur la Liste des patrimoines mondiaux en péril des lieux menacés pour leurs valeurs de patrimoine mondial et, une fois qu’un site a été inscrit sur la Liste des patrimoines mondiaux en péril, le Comité peut accorder une aide immédiate. Le Comité, en collaboration avec l’État concerné, élabore et adopte ensuite un programme de mesures correctives, puis surveille la situation du site. Il alerte également la communauté internationale afin qu’elle puisse joindre ses efforts pour sauver ces sites menacés.

Nous portons de l’intérêt sur cet aspect car que le Comité du patrimoine mondial a averti l’Etat du Panama que si la gestion de Coiba et de la SZMP continuait dans la même direction, le Comité envisagerait d’inclure le site sur la Liste du patrimoine mondial en péril. En d’autres termes, le Comité estime que la valeur universelle exceptionnelle de Coiba et de son SZMP pourrait être en danger.

Une équipe de l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature) est venue visiter Coiba du 28 novembre au 3 décembre 2016 afin relever les préoccupations de conservation au Comité du patrimoine mondial. Le 30 janvier 2017, l’État du Panama a présenté un rapport sur l’état de conservation du site. Les deux rapports sont disponibles ici. Vous trouverez un résumé des conclusions et décisions adoptées par le Comité dans sa dernière réunion (Projet de décision: 41 COM 7B.17) ici. Pour résumer, le Comité a indiqué que:

  • la gestion de la composante marine de Coiba continue d’être confrontée à des défis importants et des déclins ont été signalés concernant certaines valeurs marines clés et peu de progrès ont été signalés dans la mise en œuvre des demandes du Comité relatives à la gestion et au contrôle de la pêche.

  • le projet de régulation proposé par l’État autorise des types d’activités incompatibles avec le statut de patrimoine mondial du site, en particulier la pêche industrielle.

Le message à retenir est que certaines activités de pêche sont autorisées dans le parc par l’Etat, ce qui est absolument incompatible avec le statut de patrimoine mondial de Coiba et qui ont un impact négatif sérieux sur la valeur universelle exceptionnelle de Coiba. Ce qui est le plus troublant et frustrant, c’est que le Comité du patrimoine mondial a exprimé à plusieurs reprises ses préoccupations à l’État du Panama au cours des dernières années quant à l’absence de régulation efficace de la pêche au sein du site. Le Comité a demandé à plusieurs reprises au Panama de prendre des mesures immédiates pour assurer que la pêche soit strictement contrôlée, que la pêche industrielle soit totalement interdite et que les activités de pêche autorisées soi durables. Le Comité du patrimoine mondial a indiqué que si, à sa 42e session en 2018, il n’y avait pas eu de progrès substantiels dans la protection du site contre la pêche non durables, Coiba et son SZMP pourraient figurer sur la Liste des patrimoines mondiaux en périls.

Bien que l’inscription de Coiba sur cette liste puisse être perçue comme un déshonneur, il s’agit peut-être d’un bon tournant, concentrant l’attention internationale sur ses problèmes et sollicitant l’aide d’experts pour les résoudre. Nous pensons cependant que l’inscription de Coiba dans le patrimoine mondial en péril ne serait pas nécessaire si l’État se conformait aux demandes du Comité du patrimoine mondial. Il est à espérer que l’État du Panama prendra note des demandes et que nous pourrons bientôt voir des changements positifs majeurs dans la gestion de l’environnement marin de Coiba. La réserve est un endroit spécial, qui fait partie de notre patrimoine naturel et devrait être traité comme tel. Ne l’oublions pas.

–  Rodrigo Villarino

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Requins-marteaux, plongées nocturnes et Jicarón

À la mi-avril 2017, le personnel du Panama Dive Center a pris quelques jours de congé pour faire un long voyage au parc national Coiba. Deux jours de plongée incroyable qui nous ont permis d’accéder à des sites trop éloignés pour les excursions habituelles. Une nuit sur l’île de Coiba avec de délicieux plats, beaucoup de bière et de vin le tout en bonne compagnie afin de bien conclure la haute saison au Panama.
Nous avons quitté Santa Catalina le 21 avril vers 9 heures du matin. Mais, comme ceux qui ont plongé avec Panama Dive Center se souviennent que personne ne quitte Catalina sans avoir pris son café du matin. Sur deux bateaux, Aracelli et Yuri, avec nos deux capitaines Rubén et Eddie accompagnés des assistants Jorge et Solin, douze plongeurs enthousiastes sont partis à Coiba. Après deux heures de trajet, nous sommes arrivés à Contreras, l’un des plus beaux lieux de plongée dans le parc national, situé au nord de l’île de Coiba. Nous avons pu plonger sur les sites de plongée Montaña Rusa et Sueño de Pescador connus pour être plein de vie. Nous avons pu profiter de grands  bands de barracuda, de jacks, et de rais mais aussi de nombreux frogfishs et de requins à pointes blanches. Cependant, malgré cette faune impressionnante, notre visiteur préféré, a été un requin-marteau qui nous a fait l’honneur de passer à Sueño de Pescador, sans se rendre compte que nous l’observions tous, éblouis.
De retours sur l’île de Coiba, nous avons profité d’un bon déjeuner et d’une petite randonnée sur l’île. Nos « Divemasters in Training » ont quant à eux dû organiser leur plongée nocturne. Une fois le soleil tombé, quatre d’entre nous les ont ainsi accompagnés exploré la beauté du monde subaquatique de nuit, sur un site proche de l’île principale. Ce fut une experience fantastique! Notre capitaine et notre assistant n’ont pas voulu nous accompagner effrayés à l’idée de nager dans l’obscurité à l’heure où le crocodile de l’île, Tito, et ses amis ont l’habitude de visiter les plages. Mais observer les créatures sous l’eau lors de leurs routines  nocturnes était, au moins pour nous quatre, l’un des points forts du voyage et, au final, personne n’a été mangé par un crocodile. Nous avons terminé cette incroyable journée de plongée par délicieux dîner, quelques bières et des verres de vin.
Le lendemain, nous sommes partis à Isla Jicarón, une île à part au sud du parc national Coiba. En raison de son emplacement, très éloignée de Santa Catalina, beaucoup d’entre nous ont découvert de nouvelles espèces ainsi qu’une flore différente. Cette plongée était donc source d’excitation pour tout le monde. Nous avons plongé sur deux sites : la cathédrale où nous avons pu observer les formations spectaculaires de la roche volcanique, et la lavadora, en français la machine à laver, qui doit son nom aux forts courants qui font basculer les plongeurs de droite à gauche ou parfois même en mouvements circulaires comme dans : une machine à laver. Nous nous sommes bien amusés et avons pris beaucoup de plaisir.

Après ces dernières plongées et un long retour à Santa Catalina, notre voyage d’équipe a pris fin. Nous avons profité de chaque moment au maximum, grâce à tous ceux qui se sont joints à nous et ont fait de ce voyage une expérience inoubliable.

Freediving dans le Pacifique du Panama

Et le jour est enfin arrivé! Le 4 juin 2017, Kim et moi avons fait notre première journée d’apnée dans le Pacifique. Après avoir passé près de deux semaines avec la formidable équipe de Freedive Utila, nous avons rassemblé le matériel nécessaire et nous avons finalement réussi à trouver une journée pour tout mettre en pratique.


Rubén, notre capitaine, et son frère Melvin qui l’assistaient, nous ont trouvé un site idéal pour poser la ligne, retenir notre souffle et plonger dans les profondeurs. Nous avons étaient chanceuse, Camilo nous a accompagnés avec son équipement et a pris une magnifique vidéo de nos plongées. Et, comme si le fait d’être là n’était pas déjà suffisant, deux magiques raies cendrées sont passées quand j’atteignais les poids sur une de mes immersion. Un cadeau magnifique cadeau de l’océan pour mon anniversaire!


Nous sommes impatiente de commencer à faire régulièrement des sessions d’entraînement et à commencer à enseigner ce cours incroyable (à partir de la mi-juillet) pour tous ceux qui veulent aussi expérimenter ce type de plongée très différent.

Cliquez ici pour regarder toute la vidéo!

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Antennariidae – aussi connu sous le nom de poisson-grenouille

Giant Frogfish

Lorsque de plus gros animaux tels que les requins-baleines et les baleines à bosse nous entourent dans la resserve, nous tournons notre attention vers d’autres créatures de l’océan. Les bans de barracudas, de carangues et nos requins pointes blanches bien-aimées sont encore nombreux, mais parfois nous rencontrons aussi une petite créature qui se cache entre les coquillages, les rochers et les coraux. Sans aucun doute, l’un de nos favoris : le poisson grenouille.

Ces créatures fantastiques, sont un type de lotte, que l’on peut trouver dans les eaux tropicales et subtropicales au large des côtes d’Afrique, d’Asie, d’Australie, d’Amérique du Nord et d’Amérique centrale. Nous avons la chance d’avoir des poissons-grenouilles géants ici dans le parc national de Coiba.

Le poisson-grenouille a un extérieur texturé, et des couleurs uniques, des épines et des bosses qui ont la capacité de changer de teintes pour correspondre à leur environnement, ce qui en fait des maîtres en terme de camouflage! Contrairement à de nombreux animaux qui utilisent le camouflage comme moyen de défense contre les prédateurs, les poissons-grenouilles l’utilisent principalement  pour attirer les proies. Leur taille est entre 1/8 pouce à 22 pouces.

Ces poissons sont carnivores et aussi cannibales. Ils mangent d’autres poissons, des crustacés et parfois d’autres poissons-grenouilles! Leur bouche peut atteindre 12 fois sa taille de repos, ce qui leur permet d’attraper toutes sortes de proies, parfois plus grosses qu’eux-mêmes. Le poisson-grenouille a une nageoire dorsale modifiée qui a un leurre rétractable ressemblant à une crevette, il l’utilise pour attirer leur proie. Si leur leurre est mangé ou endommagé, il peut être régénéré. À l’aide de cette canne à pêche et de ce leurre, le poisson-grenouille laisse pendre l’appât devant sa tête. Un passant sans méfiance va voir le leurre et être attiré à la vue de ce potentiel repas apparemment facile d’accès, et il sera mangé par le poisson grenouille. Le poisson-grenouille a la vitesse de frappe la plus rapide de n’importe quel animal sur terre! Il se deplace seulement lors du passage de leur proie ou lorsqu’ils ressentent un danger ou ont besoin de s’accoupler.

Parce que les poissons grenouilles n’ont pas de vessie natatoire, ils utilisent leurs nageoires pectorales modifiées pour marcher, ou même galoper, à travers les fonds marins. Ils marchent aussi en avalant de l’eau avec leur bouche massive, puis en forçant l’eau à travers leurs branchies ce qui leur permette de bouger. Le corps bouge très peu pendant que le poisson grenouille souffle et se fraye un chemin à travers l’océan.

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La femelle de ces espèces pondent des œufs dans l’eau et le mâle vient les fertiliser. L’abdomen de la femelle commence à gonfler lorsque l’œuf absorbe de l’eau et cela se produit entre 8 heures à plusieurs jours avant la ponte. Le mâle commence à s’approcher de la femelle deux jours avant le frai. Le temps de frai n’est pas clairement connu par les scientifiques, il pourait dépendre de la phase de la lune ou un signal est éventuellement libéré par la femelle.

Une fois, les yeux de lynx de Camilo ont repéré un minuscule poisson-grenouille jaune juvénile. Pas plus grand qu’un ongle ce petit miracle a vraiment marqué notre journée. Nous avons réussi à le retrouver et espérons que nous serons en mesure de suivre la croissance de ce petit gars avant qu’il ne décide de partir ou d’être englouti.