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Le changement climatique du point de vue des plongeurs

En cette période d’ouragans dévastateurs comme Harvey et Irma, de feux de brousse qui se répandent dans le nord-ouest des États-Unis et un président de l’une des nations les plus puissantes du monde qui prétend encore que le changement climatique est un canular, il est plus important que jamais de sensibiliser la population le plus possible sur les événements climatiques et de se pencher sur les efforts que chaque individu peut fournir pour protéger notre écosystème unique et en danger. En tant que plongeur, quel que soit votre niveau, vous devriez agir en tant qu’ambassadeur et protecteur de nos océans.

Un faits importants à comprendre pour les plongeurs comme pour les non-plongeurs est que ce loisir n’interfère pas avec la nature à un niveau plus élevé que toutes autres activités pratiquées à l’extérieur, comme la randonnée, le ski ou l’alpinisme. La plongée aurait même un impact plus petit que les sports mentionnés ci-dessus – dès le début de votre initiation à la plongée, l’instructeur se doit de vous fournir des directives et des techniques sur la façon de préserver le monde marin et de quelle manière interagir avec ses habitants. Alors que cette sensibilisation n’est  pas obligatoire avant de commencer une première randonnée et la plupart des instructeurs de ski ou d’alpinisme ne fournissent pas nécessairement d’informations quant à la façon de protéger le terrain sur lequel ils pratiquent.

Désoxygénation de l’océan et blanchiment des coraux

La désoxygénation de l’océan est défini par la perte d’oxygène de l’océan. Alors que les études montrent qu’au cours du 20ème siècle, les niveaux d’oxygène ont continué de diminuer en raison du réchauffement de la surface, il existe une prédiction d’une perte supplémentaire de 3-6% des concentrations d’oxygène au 21ème siècle. Physiologiquement, l’eau chaude ne peut contenir autant d’oxygène que d’eau froide, de sorte que lorsque les surfaces des océans chauffent en raison du changement climatique, elles provoquent une perte directe d’oxygène. Mais liée avec l’élévation de la température de la surface on observe aussi un changement de densité de l’eau qui est maintenant plus chaude qu’auparavant. L’eau froide dans les profondeurs est beaucoup plus épaisse que l’eau chaude de la surface, ce qui rend plus compliqué le mélange des deux couches. En fin de compte, en plus de chauffer l’eau en surface, et donc de baisser sa contenance en oxygène, le réchauffement climatique réduit également l’absorption de la quantité d’oxygène par les couches de surface.

Le processus connu sous le nom de blanchiment des coraux est induit par l’augmentation des températures de l’eau. La collaboration entre les coraux et les algues est très spécifique : les coraux ont des exigences en lumière très élevées, qui émergent de la symbiose avec les algues, qui vivent dans les cellules du corail et leur fournissent également leurs couleurs vives. Les déchets métaboliques produits par le corail servent d’engrais pour les algues et, en retour, ils reçoivent une partie des produits de photosynthèse végétative. Beaucoup de sous-espèces de corail dépendent de cette alimentation principale étant donné que le plancton seul ne les nourrit pas suffisamment. Certaines conditions, comme les températures élevées de l’eau, peuvent provoquer des rejets de corail dans les algues, et donc une perte de leur couleur et entrainer la mort par la famine.

Diminution des requins et des baleines – et l’impact sur notre climat

It’s no secret that the numbers of big marine predators like sharks are constantly decreasing. But recent studies

Ce n’est plus un secret, le nombre de grands prédateurs marins comme les requins diminue constamment. Les études récentes de différentes organisations de conservation marine présentent une nouvelle conséquence de cette diminution. Le rétrécissement des poissons prédateurs par la pêche, l’affinage de la biomasse des petits poissons entraine un sur développement du zooplancton, ceci produit une augmentation générale du CO2  et décime une bonne quantité de phytoplancton dont le rôle est essentiel pour l’alimentation de ces poissons et l’apsorbtion du CO2. De plus, le phytoplancton, tel que démontré dans de multiples études, est actuellement responsable de 70% de l’oxygène terrestre.

Les baleines en se nourrissant à une profondeur allant jusqu’à plusieurs centaines de mètres et en déféquant au niveau de la mer, transportent des sources essentielles de fer et d’autres nutriments à travers des couches d’eau qui, sans cette activité, ne se mélangeraient pas et ainsi améliorent la croissance du phytoplancton. Le lien entre la diminution des populations de baleines et la désoxygénation de l’océan est donc évident.

En tant que plongeurs, nous devrions donc essayer d’afficher des comportements exemplaires lorsqu’ils sagit d’interagir avec l’environnement et les organismes vivants que se soit au-dessus ou sous la surface  de la mer. afin que ce loisir continué à avoir un impact minimum sur l’environnement. Des gestes simples comme l’installation de bouées afin d’éviter au maximum l’utilisation des ancres par le bateau qui peuvent endommager les fonds marins.

Pour ceux qui souhaitent faire un pas supplémentaire vous pouvez consulter les sites suivants:

https://www.atmosfair.de/en

https://www.carbontax.org/whats-a-carbon-tax/.

Alors que l’Amérique du Nord commence à évaluer les dégâts infligés par Irma sur son chemin à travers les îles des Caraïbes et la Floride continentale, j’espère et prie pour les vastes paysages sous-marins et ses habitants, qui ont dû supporter cette même tempête sans aucun genre de protection. Espérons que ces précieux sanctuaires marins ont réussi à maintenir un état qui leur permettra de se régénérer et ne souffrirons pas trop des dommages qu’ils ont et devront supporter.

-by Nina Berti Sep 2017

 

Sources

Keeling at al. 2010

IPCC 5th Assessment Report

https://www.nabu.de/natur-und-landschaft/meere/lebensraum-meer/02888.html

http://www.nationalgeographic.org/activity/save-the-plankton-breathe-freely/

https://www.sharks.org/blogs/science-blog/sharks-in-decline

https://theconversation.com/how-overfishing-and-shark-finning-could-increase-the-pace-of-climate-change-67664

Photos: The Ocean Agency

My divemaster training (DMT) at PDC

Quatre mois de travail acharné et beaucoup de plaisir arrivent à leur terme. Mon stage de divemaster au Panama Dive Center (PDC)prend finalement fin et je serai bientôt un divemaster certifié, un nouveau membre Pro! C’est vraiment génial. Oui, je l’ai fait! Quatre mois d’apprentissage, de natation, de plongée, de contact avec les clients, de remplissage de tanks, de préparation des bateaux, de réparation de matériel, d’exercices de développement de mes compétences pratiques et théorique et bien plus encore, tout cela au rythme de la chanson du mon divemaster: despacito, suavecito suave, pasito a pasito !

Je suis arrivé comme un plongeur avec un niveau Advance récemment certifié avec à peine 30 plongées et toujours pas complètement confiant sur la façon de mettre en place l’équipement et je reparts comme un divemaster avec 115 plongées et prêt à guider, aider pour les cours, réparer des équipements et bien plus encore.

Quatre mois d’apprentissage auprès de grands professionnels, j’ai pu les assister dans leur travail quotidien, et donc en faire partie. Joie, amusement, rires, mais aussi frustration et épuisement occasionnels. Toute ce qu’une personne peut demander pour une expérience vraiment inoubliable. Cela a été un processus long, passionnant, stimulant et très amusant qui n’a pu être possible que grâce à l’équipe merveilleuse avec laquel j’ai eu la chance de travailler.

J’ai beaucoup de reconnaissance pour Camilo et Sabina, les propriétaires de PDC pour m’avoir donné l’occasion de faire partie de leur équipe, de partager la passion de leur vie avec moi et d’avoir participé à me créer une expérience très personnelle. Camilo a été mon mentor pendant ce voyage de 4 mois à travers les merveilles de la plongée professionnelle. Beaucoup de ce que je sais maintenant sur la plongée, c’est lui qui me l’a appris. Il a fait preuve d’une patience sans fin, d’un optimisme et d’une bonne humeur sans faille et sa confiance en moi a toujours été immense, ce que j’ai vraiment apprécié. Si vous êtes au bon endroit avec les bonnes personnes, comme je l’ai été, aucun cours de divemaster de 3 semaines ne pourra égaler la qualité de cette expérience. Je n’ai pas eu qu’un, mais quatre professionnels pour m’apprendre. Je dois la réussite de ce cours non seulement au grand travail de Camilo, mon instructeur principal, mais aussi au travail de toute l’équipe d’instructeurs du PDC: Sabina, Kim et Sofie. J’ai eu la chance de regarder leur remarquable professionnalisme et d’en apprendre tous les jours plus pendant ces 4 mois, tant au centre de plongée que dans notre aire de jeux, le monde sous-marin. De plus, j’ai partagé cette expérience très enrichissante avec une autre formidable stagiaire divemaster, Anaïs et une équipe d’autres étudiants fantastiques – Lu, Katrin, Nina, Ari et Ani qui ont collectivement rendu cette expérience riche et inoubliable. J’ai appris quelque chose de chacune d’elles. Je me souviendrais de Sabina pour ses compétences en matière d’enseignement et d’organisation, Kim pour son travail rigoureux, méthodique et son humour, Sofie pour son enthousiasme et sa folie contagieuse, Anais pour tout son soutien et son attitude positive pendant tous nos exercices et le temps qu’on a passé ensemble; Ani pour sa créativité et son soutien et chacun d’entre elles pour leurs idées, opinions et méthodes de travail précieuses et uniques, et bien sûr pour tout les bons moments que nous avons partagé ensemble! Même si elle n’ai pas membre de PDC, je dois aussi mon succès à ma compagne et Alba, aussi instructrice de plongée PADI. Tout le monde n’est pas aussi chanceux que moi, d’avoir un instructeur à la maison pendant son entraînement! Elle est l’une des meilleurs instructrice que j’ai rencontrés et j’ai beaucoup appris d’elle, en plus de bénéficier de son soutien et de son amour continus.

Je me souviendrais de nos scénarios amusants pour le cours de premiers secours où quelqu’un devaitt, par exemple, être faussement victime d’une électrocution, de notre rôle d’assistant pendant les plongées, de l’exercice de sauvetage numéro 7 – qui a pris un certain temps pour que nous le réalisions à un niveau de démonstration, d’où le fameux : despacito, suave suavecito, pasito a pasito ! L’échange d’équipement, les discover local diving, le scenario de recherche et récupération, la plongée de nuit, guider des plongées … une liste de tâches, de tests, d’exercices qui nous ont mis au défi, épuisés et surtout nous ont fait rire et profiter. Je  parts avec un groupe d’ami qui perdurera à cette formation.

Coiba et ses merveilles vont me manquer. Les longue route en bateau sous un soleil brûlant ou sous une pluie apocalyptique, l’un ou l’autre étant tout aussi incroyable. Les plongées passionnantes sous de forts courants qui nous nous on permis d’admier la mer dans toute sa splendeur: les bancs de jacks, de snappers, de barracudas, les raies, et les requins en chasse… Mais aussi les plongées les plus reposantes et les merveilleux habitants des récifs: gigantesques morays, les poulpes, les poissons de grenouille, les hypocampes, les chirurgiens et tous les poissons colorés commeles perroquets, les angelfish et tous les différents types de pufferfish. Les rencontres inoubliables avec les paresseux requins pointes blancs, les élégantes tortues et les impressionnante baleines à bosse qui brisent la surface et nous ravissent avec leurs chants magiques.

Santa Catalina aussi va me manquer. La belle plage d’Estero, la tranquillité et l’air pur, le bruit des vagues la nuit et des oiseaux le matin, les «truck» plein de légumes et de fruits, les mangues et les avocats, toutes les noix de coco que nous choisissions sur la plage, les multiples dîners  partagé avec des amis, les surfeurs qui s’amuse dans les vagues … quatre mois vraiment incroyables!

C’est terminé et il ne reste plus qu’à souhaiter une expérience aussi incroyable pour tous les nouveaux arrivants au PDC. Profitez-en. Profitez-en pour vous plonger dans l’expérience. Merci à tous les membres du PDC pour un moment fantastique et inoubliable!

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Rainy Season Visitors – Part 2

Humpback whales are easily recognized because of their enormous size, their majestic whale songs and their stunning aerial acrobatics, often breaching the water despite their large bodies and landing with a tremendous splash. A fully grown humpback whale weighs more than 5 adult elephants and measures up to almost 20 meters in length, the size of a big bus. Humpbacks possess a massive tail fin called fluke and unusually long pectoral fins (1/3 the length of their body!), which they use for navigation through the world’s oceans. The only known predator of such huge animal is a pack of very hungry killer whales.

Humpbacks have a very diverse diet consisting of krill, plankton and small fish such as salmon, herring and mackerel. Humpbacks do not have teeth but baleen plates, with bristles attached to them that prevent small prey from escaping but allow water to easily pass through. Since they don’t have teeth they have to swallow their preys entirely. The way they hunt is a real spectacle. They use a technique known as bubble net fishing. This involves a group of humpback whales swimming around their prey in a circle, blowing bubbles around their prey in order to herd the fish into a tight ball and creating  loud vocal sounds to scare the fish to the surface of the water. Then, the humpbacks slap their fins against the water to stun the fish and immobilize them. Finally, the whales will swim up with an open mouth and engulf thousands of small fish in just a single gulp, using their baleen bristles to separate water and debris from prey and their tongue to push the water out of the mouth and to swallow their prey.

Humpback whales feed mostly during the summer feeding season, building up blubber (fat) reserves that they will use during their migration and mating season. They make huge annual migrations from summer feeding grounds near the poles such as Alaska and Antarctica, where they enjoy cold nutrient-rich waters, to warmer winter breeding waters near the Equator where they mate and bear offspring. This means that the visiting humpback whales that we can see in Coiba have travelled thousands of miles all the way from Antarctica, making this the farthest migration of any mammal! Moreover, during this long migration and their time in Coiba, they will be fasting, hardly feeding and living primarily off of the blubber reserves acquired during the feeding season! Their time in Coiba is mating season so here they either breed or, in the case of pregnant females, they give birth. Females produce a single offspring once every 2-3 years. The average gestation period is 11-12 months. This means that a female humpback in Coiba will get pregnant one year and then migrate back to the South Pole while pregnant. Once there it will be feeding for a few months and will then migrate thousands of miles still pregnant and fasting  back to the safer warm waters of Coiba, to give birth to her only calf! The mother will nurse the calf for about a year, with calves drinking up to 600 L of her mother’ s milk in just one day! A calf will continue growing until approximately the age of 10, when they reach full adult maturity.

A humpback’s song is beautiful, unique and can last for a long time. Imagine that you are underwater and all of a sudden you start to hear a very complex and loud mixture of low-pitched moans, whines and howls. You look around trying to find the source. The sound wraps around you but you cannot see where it comes from, and you know this orchestra is the work of one of these huge fellows which is perhaps a few miles away from you, since their magical songs can travel for great distances through the ocean. Can you imagine it? Believe me, it is a truly unforgettable experience. And it is even more amazing given the fact that humpbacks do not have vocal cords and are unable to breath through their mouth, so all their sounds are produced by pushing air out of their blowhole. The songs are still surrounded by mystery. We still don’t understand the impressive humpback’s ability to produce songs of such complexity, and we are not certain of the purposes behind them. Typically one population of male humpback whales will sing a variation of the same song. Because whale songs are sung exclusively by males, it is believed that the song could be a mechanism for mating used by males to show off their vocal abilities and appeal to females. If this is correct and you have the chance to hear a whale song, think you are listening to one of the most complex acoustic mating rituals in the animal kingdom. However, female humpbacks have very rarely been recorded approaching a singing male whale and male humpbacks do not exclusively sing during mating season. Therefore, some scientists believe that there has to be another purpose behind their songs. Perhaps songs act as synchronizing symphonies guiding the migration of groups of whales. We simply don’t know.

At one point these amazing creatures were considered highly endangered due to excessive hunting and commercial whaling. Since then they have made a huge comeback thanks to protecting laws and a general increase in environmental awareness among the public. Most populations today  and are no longer considered a concern from a conservation standpoint. However, they still face a number of threats from humans such as entanglement in fishing gear, harassment by whale watchers, boat collisions, overfishing that compromises their feeding grounds, and water and noise pollution as well as other environmental impacts on their habitat. Entanglement in fishing gear and other marine debris is known to occur during long migrations. Shipping channels and coastal developments may displace whales, discouraging them from breeding in an area that they would normally use. The population migrating in Central America is among the populations still at risk. Do not be discouraged, a lot is being done to improve their situation. I only ask you, if you want to see whales, wherever that may be, make sure you look for responsible operations that follow adequate guidelines for whale watching.

-By Rodrigo Villarino

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Visiteurs pendant la saison des pluies – partie 1

Cette période de l’année est particulière à Santa Catalina. Nous avons des invités spéciaux qui, comme tous les ans, visitent Coiba pendant les mois de juillet à septembre et nous enchante par leur beauté et leur présence majestueuse. Ces amis avec lesquels nous partageons les merveilles de Coiba pendant quelques mois, sont les baleines à bosse.

Coiba offre donc pendant ces mois la possibilité de voir ces créatures étonnantes. Beaucoup de personnes viennent dans notre centre de plongée et nous demandent de confirmer la possibilité de les voir sous l’eau ou au moins en surface pendant nos trajets en bateau.  Au Panama Dive Center nous partageons cet  enthousiasme et l’excitation à l’idée de croiser les baleines à bosse. C’est l’effet que ces majestueux animaux ont sur la plupart d’entre nous. Leur magnificence, leur puissance ainsi que tous les mystères autours de ces créatures inspirent notre imagination et nos fantasmes! Quand je vois l’enthousiasme de nos clients a l’idée de ces rencontres, leurs sourires, exclamations et expressions d’admiration lorsqu’elles se produisent réellement, je me dis: « C’est pour cela que je vis ». Quand je vois leur bonheur face à ce rêve qui devient réalité, ce rêve qui les rapproche de la nature, je me sens réellement accompli.

Bien que les observer sous l’eau reste un événement extrêmement rare, les voir en surface à toute heure de la journée se produit très régulièrement pendant ces mois. La pl un d’entre nous voit un jet d’eau sortir de l’océan. D’autres fois, nous apercevons un groupe de baleines nager à la surface ou encore, nous avons la chance d’assister à la pleine puissance de ces merveilleuses créatures dans l’un de leurs sauts spectaculaires hors de l’eau! Dans tous les cas, la réaction qui suit est toujours la même un très fort « baleines !!!!! » hurler par le premier à les apercevoir, puis tout le monde se lève, trop excité pour rester calme et assis. Si les baleines sont effectivement  visibles, tout le monde s’exclame de joie et d’excitation. Si les baleines disparaissent, alors tout le monde reste silencieux et toujours, pleinement vigilant en scrutant la surface, en attendant l’apparition suivante.

Je ne fais pas encore partie des plus chanceux et je n’ai pas eu l’occasion de les voir sous l’eau, mais une de nos instructrices, les a récemment vus pendant la plongée, elle m’a décrit son ressenti f ace à cette expérience ce qui m’a donné un aperçu de l’intensité de cette rencontre, l’excitation était lisible dans son regard. Elle a partagé avec nous son respect et son amour pour ces animaux. J’ai essayé de m’imaginer à sa place et à quel point cette rencontre a dû être incroyable. Elle les a décrit comme quelque chose venant d’un autre monde, je pouvais m’imaginer son regard face à la taille de leurs nageoires, leur élégance, leur mysticisme, leur pouvoir. Ils sont vraiment d’un autre monde.

Bon, qu’est-ce que vous attendez? Venez à Santa Catalina et visitez Coiba, où vous pourrez avoir la chance de profiter de la beauté et du mystère de ces beaux animaux. Dans le même temps, si vous voulez en savoir plus sur les baleines à bosse, visitez notre blog la semaine prochaine pour un autre article plein d’informations intéressantes, de photos et de vidéos sur ces créatures mystérieuses!

Partageons la magie de l’océan! Nous vous attendons!

-By Rodrigo Villarino

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Santa Catalina, Panama – A little ‘know-how’ from paradise

If you’d have asked me five years ago what I think to know about Panama I would have said the same as two months ago – Panamanians speak Spanish (or at least most of them speak something that sounds quite similar to commonly known Spanish), it’s probably really warm and I’d really like to visit it someday. Two months ago it seemed as likely for me to travel to Antarctica as to live in Santa Catalina – but here I am, establishing my life in this idyllic and authentic little fisher village in the southwest of Panama.

I’m a German expat (the latter by heart) and fluent in English, but until my plans to be a part of Panama Dive Center in Santa Catalina took shape my Spanish skills were limited to ‘vamos a la playa’, tequila and the main chorus of ‘La Cucaracha’. With the endless help of my lovely coworkers and my close friend Rosetta Stone (editor’s note: language teaching software, currently tested for Spanish, French and German in Panama Dive Center) I do plan on being able to at least have basic conversations in Spanish when I have to leave Panama in November. Until today my most said sentences definitely remain ‘Disculpe, hablo solo un poquito español’, ‘¿Cómo se dice … en español?’ and ‘una Balboa, por favor’. But to encourage all those who might be in the same situation: Don’t let missing language skills hold you back from an adventure in Central America! Everyday it feels like I’m learning twice the amount of vocabularies I already mastered, but constant progress is the most desirable kind of reward when it comes to learning a new language.

Thinking of Latin America I can’t help myself to associate every nation with a few of their traditional dishes. Whether it’s the North with Mexico’s spicy Tacos and Enchiladas, Gallo Pinot in Nicaragua or the world-famous Argentine Asado (grill). But what’s the most common food in Panama? I was sure to at least never have heard of a typical panamanian dish before. It didn’t take me long to fill this lack of information: Along the Pacific and Caribbean Coasts the usual diet consists of fresh seafood, tropical fruits and lots of root vegetables. Panamanians also have one other main common feature with the United States of America next to the shared currency: They love to deep-fry everything that might be fitting for nutritional desires. But who am I to complain, that habit provided us with Patacones, which are deep-fried discs of green plantains – a recipe that already made it in my repertory composed of only two other dishes from around the world.

One of the best and to me most surprising parts regarding the food are the various options for meat-lovers, vegetarians or even vegans – although I consider myself part of the veggie-faction most of the time I think it’s fairly easy to sustain any kind of dietary around here. Even I have days which I start off with a fresh coconut from the beach (in case you’re having difficulties figuring out how to open them yourself: our Divemaster Trainee Rodrigo can be of great help to establish those kind of life saving skills), stuff myself with an absolute unreasonable amount of melon slices, help myself with some banana and pineapple pieces from the local food truck over the afternoon and enjoy some cooled mangosteens with an even colder fruit juice in the evening – as for me I can say eating healthy rarely was this easy!

What I appreciate most about the restaurants in Santa Catalina most definitely is the variety. You’ll have to choose from an awesome pizzeria (Jammin Hostal y Pizzeria), an argentine restaurant (Los Pibes) and a great diversity of other restaurants that even offer such exotic dishes as sushi.

Closely connected to the food section is the average price range which is not as low as one may think. While an average dinner for one including drinks can be done with about 13$, it’s the secluded location of Santa Catalina which makes it possible for a package of toothpaste to cost about 3$. Cosmetics in general are more expensive than in other countries or even Panama City. Regarding food it displays mostly in western luxuries such as cheese (about 5$ for a fist-sized piece) and milk (approximately 2$ for one liter). Cheapest accommodation ranges from around 15$ for a bed in a dormitory (Hostel Villa Vento Surf) to 20$ for a Private Room (Cabañas Las Palmeras) but can go up to 80$ per night/pP (Hotel Santa Catalina). As a tourist I predict I would spend about 30$ a day for food and accommodation, excluded special day trips such as diving, snorkelling or whale and dolphin watching. A surfboard can be rented for around 10$ per day. The most famous domestic beer is the ‘Balboa’ (which also is the name of the local currency, bound to the US$ with an exchange rate of 1:1) and usually available for 1-2$ per bottle.

So how is it to live in a touristic little fishing village, where you share your everyday life with locals and passing-through tourists? I’d best describe it as my personal paradise, although there are potentially troubling facts I haven’t considered up front: Let it be the humidity which will keep you and all of your clothes, towels and bedsheets moist and damp all day long (assumed it doesn’t rain anyway. Have I mentioned that rain season lasts from around April until November with various amounts of rain per day?), the mosquitos and ants, which make it impossible to leave your lunch unattended for even a second or just the complete and utter loss for any kind of date and day-related issues (thanks to my shifts in Panama Dive Center I’m at least able to keep a rough track of time). But all those small little mischiefs stand in no relation to the love and gratitude I have towards this special place! Let it be the long evenings with good friends and a nice bottle of wine, the sunsets on the beach, the first time trying to ride a wave on the beaches that brought up internationally-known surf legends, the infinite richness of the local flora and fauna or the breathtaking ‘other world’ that hides away right under the surface in Coiba National Park. With its about 400 residents Santa Catalina really is a village and if you plan on staying for longer it won’t take you long to get a grip of the vibe. Everyday someone else takes over the task of filling your day with passionate, spanish music from around midday to long after the sun set, you’ll see more and more familiar faces throughout your daily routine, most of more than happy to integrate you into the community and you’ll start to realise which are the best and cheapest fruit trucks.

Like mentioned before – Santa Catalina is a potential paradise. Whether it will be for you depends on your personal principles and values but the foundation the setting itself offers is a fairly fascinating one and there is no other way of knowing as to try involve and engage in the laid-back and relaxed lifestyle in an environment where others are usually restricted to a few days of their yearly paid-leave.

-By Nina Berti

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Pufferfish

Si vous avez eu la chance de plonger dans le parc national de Coiba au Panamá, vous avez sûrement eu l’occasion d’admirer la variété de poisson-globe présent sur le site. En effet, ces petits poissons intrigants parcourent la réserve en nombre nous éblouissant par leur variété de couleurs. Cependant, nous en savons bien peu sur cette espèce, sur ses particularités et ses habitudes. Cet article a donc pour but de répondre aux questions que l’on pourrait se poser sur le poisson-globe afin de le connaître un peu mieux.

Pour commencer leur vraie appellation ?

Au-delà de poisson-ballon, poisson-globe, puffer fish, leur réelle appellation est Tetraodontidae, en effet, bien moins simple à prononcer. La signification de ce terme barbare est pourtant aussi simple que quatre dents en grec.

A quoi ressemblent-ils ?

Étant donné qu’il existe 121 espèces de puffer fish il est possible de rencontrer des individus de tout type. Leur point commun est la forme de leur corps, allongé et globulaire. Les tetraodontidaes possèdent tous cinq nageoires, deux pectorales, une dorsale, une abdominal et  une anale. Leur peau est dure, lisse et sans écaille. Au niveau des couleurs certains portent des couleurs vives qui annoncent leur danger et leur toxicité tandis que d’autres ont des couleurs plus discrètes leur permettant de se fondre dans leur milieu. De plus, de nombreux individus ont la capacité de changer de couleur pour s’adapter aux changements de l’environnement. Ces changements peuvent être discrets, variations de teintes, de contrastes, ou très surprenant, changement total de couleur de jaune citron à noir tacheté de blanc. Au niveau de la taille, là aussi tout est permis, il est possible de rencontrer certaines espèces de poissons-ballons de 2.5 cm de longueur tandis que d’autres atteignent au maximum environ 100 cm de longueur.

De quoi se nourrissent-ils ?

Le régime alimentaire des poissons-globes est principalement composé d’invertébrés et d’algues. Ils possèdent quatre dents, deux centrées sur la mâchoire supérieure et deux en face sur la mâchoire inférieure. Cette dentition a l’apparence d’un bec et permet aux plus grands spécimens de rompre les crustacés qui leurs servent aussi de nourriture.

Pourquoi gonflent-ils ?

Les puffer fish sont très lent et il leur est donc très difficile de fuir leurs prédateurs à temps. Ainsi, gonfler leur permet d’effrayer leurs assaillants. Le poisson-ballon peut en effet atteindre jusqu’à trois fois sa taille initiale, impressionnant ! Pour atteindre une telle transformation le poisson-globe utilise l’impressionnante élasticité de son estomac et  ingère rapidement une grande quantité d’eau ou d’air si nécessaire. Il ressemble ensuite à une sorte de balle, la plus part du temps recouverte d’épines, ce qui dissuade la plupart des prédateurs.

Quels sont leurs autres moyens de défense ?

Malgré leur lenteur les poissons-globes ont une très bonne vue, ils sont capables d’orienter leurs yeux indépendamment. Ils ont aussi une très bonne capacité à manœuvrer. Ces deux atouts leur permettent de repérer toutes menaces à temps pour se cacher ou gonfler.

En plus de se gonfler certains  tetraodontidaes sont recouverts d’épines qui apparaissent à l’inflation et qui les rendent non préhensible. De plus, la quasi-totalité des puffer fish produise de la tétrodotoxine, une substance très toxique présente dans leurs organes internes et leur peau. Il semblerait qu’ils créaient cette toxine en synthétisant les bactéries présentes dans leur nourriture. Ainsi, si le prédateur parvient à attraper le poisson avant qu’il ne se gonfle, il risque de le regretter. En effet, cette substance 1200 fois plus dangereuse que le cyanure est létale pour quasiment tous les prédateurs. La dose de cette toxine présente dans un seul poisson-globe peut tuer jusqu’à 30 humains adultes, et il n’existe pas encore de remède connu. Donc sous leur air inoffensif les tetraodontidaes cachent un réel potentiel meurtrier, qui les classerait même comme le second animal le plus toxique au monde après la grenouille dorée empoisonnée.

Comment se reproduisent-ils ?

Dans la plupart des cas en eau salée, le mâle entraîne la femelle vers la surface où elle libère entre trois et sept œufs qu’il féconde par la suite. Les œufs restent à la surface et éclosent après environs quatre à sept jours. Cependant, une espèce de poisson-globe démarque, le puffer courtship. Ceux – ci créent des nids qui sont de réel chef-d’œuvre architecturel afin d’attirer les femelles. (https://www.youtube.com/watch?v=FV1C_HvP8P0)

En eau douce la tâche est plus compliquée pour les mâles, qui doivent se différencier des autres pour être choisi par la femelle. Celle-ci l’entraîne ensuite dans un endroit protégé afin de libérer ses œufs qu’il fécondera. En captivité on a pu observer que le mâle protégeait les œufs jusqu’à éclosion.

Un plat ?

Leur toxicité rend les poissons-globes très compliqués à manger. Effectivement, seule une préparation très précautionneuse les rendent propres à la consommation. Malgré ce danger le tetraodontidae est devenu un met d’exception au Japon, sous le nom de FUGU. Malgré qu’il ne puisse être préparé que par des chefs diplômés, chaque année plusieurs personnes sont hospitalisées et meurent intoxiquées par le fugu. Sa consommation reste interdite à l’empereur. Ce danger ne fait pas peur aux japonnais et ce met atteint des sommes exorbitantes : un plat à base de fugu coûte entre 20$ et 50$, le poisson entier est vendu entre 100$ et 200$. Dans d’autres régions du Japon certains éleveurs de puffer fish les ont rendus non-toxiques en surveillant leur régime alimentaire et les rendre ainsi simples à consommer.

Une population en danger ?

Bien que dans la réserve de Coiba on puisse croiser les poissons-globes en nombre, cela n’est pas le cas partout dans le monde. En effet, certaines espèces commencent à être menacées par la pollution, la pêche et la destruction des récifs. C’est le cas notamment du puffer chinois dont la population a décliné de 99% en 40 ans, ainsi que du Canthigaster cyanetron, du red ligne puffer fish et du dwarf puffer récemment classées comme espèces vulnérables d’extinction.

– Anaïs Yvinou

 

Webographie

http://www.nationalgeographic.com/animals/fish/group/puffer fish/

https://en.wikipedia.org/wiki/Tetraodontidae

http://vieoceane.free.fr/poissons/familles/Tetraodontidae/fiche1.html

http://ipfactly.com/puffer fish/

https://www.aquaportail.com/taxonomie-famille-177-tetraodontidae.html

https://a-z-animals.com › A-Z Animals › Animals › Puffer Fish

https://diverswhowanttolearnmore.wordpress.com/2014/11/16/tetraodontidae-puffer fish-vs-porcupinefish/

eol.org/pages/5056/overview

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Coiba National Park: A UNESCO Site in Danger?

@inspiredbymaps view of the ranger´s station from the top

World heritage sites are places whose characteristics set them apart from a merely beautiful scenic site.  They are unique and have an intrinsic « Outstanding Universal Value » (OUV) that reflects the wealth and diversity of the Earth’s cultural and natural heritage. Because of their outstanding value, World Heritage sites belong to all the peoples of the world, irrespective of the territory on which they are located. Their protection benefits every single one of us and therefore, it is the duty of the international community as a whole to cooperate in their preservation.

Coiba National park and its Special Zone of Marine Protection (SZMP) were included in the list of Unesco World heritage sites in 2005. It is an area of breath-taking beauty that stirs the heart of its visitors. But apart from its beauty, what makes Coiba special? What is its OUV?

To be included in the World Heritage list, a site has to meet at least 1 out of 10 selection criteria. Coiba meets Unesco criteria (ix) and (x) for inclusion in the World heritage list of natural sites. You can find these criteria and why Coiba meets them here.

In simple words, Coiba holds communities of plants and animals which are essential for the well-being of our entire planet. Coiba is extremely reach in biodiversity, with many of its plant and animal species not found anywhere else in the world. These species in many instances play key roles in processes responsible for the health of our oceans. If we don’t have healthy oceans we are in SERIOUS TROUBLE. This is why Coiba is a World Heritage site and why it must be protected.

The State Parties are countries that adhere to the World Heritage Convention, nominate sites within their national territory to be considered for inscription in the list and have the responsibility to protect the World Heritage values of the sites inscribed. The benefits of joining the list are multiple. It often serves as a catalyst to raising awareness for heritage preservation. It provides access to the World Heritage fund. Sites also benefit from the elaboration and implementation of a comprehensive management plan and experts offer technical training to the local site management team.

The World Heritage Committee consists of representatives from 21 of the States Parties to the Convention elected for terms up to six years. It meets once a year and is responsible for the implementation of the World Heritage Convention. It allocates financial assistance from the World Heritage Fund and has the final say on whether a site is inscribed on the World Heritage List. It also examines reports on the state of conservation of inscribed sites and decides on the inscription or removal of sites on the List of World Heritage in Danger.

The World Heritage Committee can inscribe on the List of World Heritage in Danger properties that face threats to their World Heritage values and once a site has been Inscribed on the List of World Heritage in Danger, the World Heritage Committee can allocate immediate assistance from the World Heritage Fund to the endangered property. The Committee then develops and adopts, in consultation with the State Party concerned, a program for corrective measures, and subsequently monitors the situation of the site. It also alerts the international community so that it can join efforts to save these endangered sites.

All this is important because the World Heritage Committee has warned the State Party of Panama that, should management of Coiba and the SZMP continue in the same direction, the Committee will consider including the site in the List of World Heritage in Danger. In other words, the Committee thinks that the outstanding universal value of Coiba and its SZMP may be in danger.

An IUCN (International Union for Conservation of Nature) Reactive Monitoring mission visited the property (Coiba and the SZMP) from 28 November to 3 December 2016, in order to present conservation issues to the World Heritage Committee. On 30 January 2017, the State Party of Panama submitted a report on the state of conservation of the property. Both reports are available here. You can find a summary of the conclusions and decisions adopted by the Committee in its last decision (Draft decision: 41 COM 7B.17)  here. Briefly, the Committee indicated that:

  • the management of Coiba’s marine component continues to face significant challenges, with declines having been reported for some key marine values, and with little progress reported in the implementation of the Committee’s requests related to the management and control of fisheries.
  • the draft regulations proposed by the State Party include provisions for types of activities that would be incompatible with the World Heritage status of the property, particularly industrial fishing.

Basically, the take-home message is that certain fishing activities are allowed within the park which are absolutely incompatible with the World Heritage status of Coiba and which are having a serious negative impact on Coiba’s outstanding universal value. What is most disturbing and frustrating is that the World Heritage Committee has been repeatedly expressing concerns to the State Party in the past years over the absence of effective fisheries regulations within the property, with apparently little effect. The Committee has repeatedly requested the State Party to take immediate measures to ensure that fishing is strictly controlled and that fisheries permitted within the property are sustainable,  guaranteeing that activities such as industrial fishing are not permitted within the property. The World Heritage Committee has indicated that if by its 42nd session in 2018 there has not been substantial progress in protecting the property from unsustainable fisheries, Coiba and its SZMP may be included on the List of World Heritage in Danger.

Although the listing of Coiba as World Heritage in Danger may be perceived as a dishonor, it may actually be a good turning point, focusing international attention on its problems and obtaining expert assistance in solving them. However, we believe the listing of Coiba in the World Heritage in Danger would not be necessary if the State Party complied with requests from the World Heritage Committee. Hopefully, the State Party will take note of the requests and we will soon see major positive changes in the management of Coiba’s marine component. Coiba is a special place, part of our natural heritage and it should be treated as such. Let’s not forget it.

– by Rodrigo Villarino

Requins-marteaux, plongées nocturnes et Jicarón

À la mi-avril 2017, le personnel du Panama Dive Center a pris quelques jours de congé pour faire un long voyage au parc national Coiba. Deux jours de plongée incroyable qui nous ont permis d’accéder à des sites trop éloignés pour les excursions habituelles. Une nuit sur l’île de Coiba avec de délicieux plats, beaucoup de bière et de vin le tout en bonne compagnie afin de bien conclure la haute saison au Panama.
Nous avons quitté Santa Catalina le 21 avril vers 9 heures du matin. Mais, comme ceux qui ont plongé avec Panama Dive Center se souviennent que personne ne quitte Catalina sans avoir pris son café du matin. Sur deux bateaux, Aracelli et Yuri, avec nos deux capitaines Rubén et Eddie accompagnés des assistants Jorge et Solin, douze plongeurs enthousiastes sont partis à Coiba. Après deux heures de trajet, nous sommes arrivés à Contreras, l’un des plus beaux lieux de plongée dans le parc national, situé au nord de l’île de Coiba. Nous avons pu plonger sur les sites de plongée Montaña Rusa et Sueño de Pescador connus pour être plein de vie. Nous avons pu profiter de grands  bands de barracuda, de jacks, et de rais mais aussi de nombreux frogfishs et de requins à pointes blanches. Cependant, malgré cette faune impressionnante, notre visiteur préféré, a été un requin-marteau qui nous a fait l’honneur de passer à Sueño de Pescador, sans se rendre compte que nous l’observions tous, éblouis.
De retours sur l’île de Coiba, nous avons profité d’un bon déjeuner et d’une petite randonnée sur l’île. Nos « Divemasters in Training » ont quant à eux dû organiser leur plongée nocturne. Une fois le soleil tombé, quatre d’entre nous les ont ainsi accompagnés exploré la beauté du monde subaquatique de nuit, sur un site proche de l’île principale. Ce fut une experience fantastique! Notre capitaine et notre assistant n’ont pas voulu nous accompagner effrayés à l’idée de nager dans l’obscurité à l’heure où le crocodile de l’île, Tito, et ses amis ont l’habitude de visiter les plages. Mais observer les créatures sous l’eau lors de leurs routines  nocturnes était, au moins pour nous quatre, l’un des points forts du voyage et, au final, personne n’a été mangé par un crocodile. Nous avons terminé cette incroyable journée de plongée par délicieux dîner, quelques bières et des verres de vin.
Le lendemain, nous sommes partis à Isla Jicarón, une île à part au sud du parc national Coiba. En raison de son emplacement, très éloignée de Santa Catalina, beaucoup d’entre nous ont découvert de nouvelles espèces ainsi qu’une flore différente. Cette plongée était donc source d’excitation pour tout le monde. Nous avons plongé sur deux sites : la cathédrale où nous avons pu observer les formations spectaculaires de la roche volcanique, et la lavadora, en français la machine à laver, qui doit son nom aux forts courants qui font basculer les plongeurs de droite à gauche ou parfois même en mouvements circulaires comme dans : une machine à laver. Nous nous sommes bien amusés et avons pris beaucoup de plaisir.

Après ces dernières plongées et un long retour à Santa Catalina, notre voyage d’équipe a pris fin. Nous avons profité de chaque moment au maximum, grâce à tous ceux qui se sont joints à nous et ont fait de ce voyage une expérience inoubliable.

Freediving in the Pacific of Panama

And the day finally arrived! On the 4th of June, Kim and I did our first day of freediving in the Pacific. After having spent nearly two weeks with the great team of Freedive Utila and getting the necessary gear together, we finally managed to find a day and try it all out.


Rubén, our captain, and his brother Melvin helping him out as assistant, found a great spot for us to let down the line, do our breath-ups and plunge into the deep. Lucky for us, Camilo accompanied us with his sidemount gear and took some wonderful video of our dives. And, as if just being down there wasn’t beautiful enough, two magical cow nose rays glided past as I reached the weights on one of my dives. A birthday gift for me from the ocean!


We are super excited to start regular training sessions and begin teaching this amazing course (starting mid July) to anyone who also wants to experience this very different kind of freedom

 

Click here to watch the whole video!

Antennariidae – also known as Frogfish

Giant Frogfish

When the bigger animals such as whale sharks and humpback whales leave or they are just not around, we turn our attention to other creatures in the ocean. Schools of barracuda, jacks and our beloved white-tips are still aplenty, but sometimes we also find some of the smaller ones hiding between the shells, rocks  and coral. Undoubtedly, one of our favourites is the frogfish.

These fantastic creatures, are a type of anglerfish, that can be found in tropical and subtropical waters off the coasts of Africa, Asia, Australia, North America and Central America. We are lucky enough to have resident giant frogfish here in Coiba National Park.

Frogfish have a textured exterior, and unique colors, spines and bumps that have the ability to change to match their surroundings, making them the masters in camouflage! Unlike many animals that use camouflage as a defense from predators, frogfish mostly use their abilities to attract prey. Their size is between 1/8 inch to 22 inches.

Frogfish are carnivores and also cannibals. They eat fish, crustaceans and sometimes other frogfish! Their mouth can expand to 12 times its resting size, allowing them to catch all sorts of prey, bigger than themselves. Frogfish have a modified dorsal fin that has a retractable lure resembling a shrimp, which is used to attract their prey. If their lure is eaten or damaged it can be regenerated. Using its fishing rod and lure the frogfish will dangle the bait in front of its head. An unsuspecting passerby will see the lure and become excited, swimming towards a seemingly easy meal, where it gets eaten by the frogfish. Frogfish have the fastest strike speed of any animal on earth! As their prey comes to them, frogfish move only when they sense danger or need to mate.

Because frogfish lack a swim bladder, they use their modified pectoral fins to walk, or even gallop, across the seafloor. They also walk by gulping water with its massive mouth, then forcing the water through it’s gills allowing it to move. The body moves very little as the frogfish huffs and puffs its way through the water column.

IMG_3316The female of these species lay eggs in the water and the male comes from behind to fertilize them. The abdomen of the female starts swelling as the egg absorbs water and this happens from 8 hours to several days before the laying of eggs. The male starts to approach the female two days before the spawning. The time of spawning is not known by scientists clearly, it may depend on the phase of the moon or a signal is possibly released by the female.

Once, Camilo´s sharp eyes spotted a minuscule yellow juvenile giant frog fish. No bigger that my fingernail this tiny miracle truly made our day. We managed to find it again and hope we will be able to track this little guy´s growth before it decides to leave or gets swallowed up.